Netflix se prépare à la concurrence et lève deux milliards de dollars pour son contenu

Netflix se prépare à la concurrence et lève deux milliards de dollars pour son contenu

 Disney a annoncé vouloir se lancer dans la SVOD, face aux moyens colossaux que pourraient débloquer ses futurs concurrents, Netflix n’a pas d’autre choix que de lever des fonds rapidement. 

Si sur le marché européen, Netflix n’a aucune réelle concurrence, ça ne sera peut être bientôt plus le cas. Si la concurrence se résumait à quelque services tels que Hulu, Amazon prime video ou Youtube Red, services qui peinent encore à séduire vu leur catalogues restreints et le peu d’exclusivités ou de programmes originaux. Disney pourrait cependant changer la donne, la firme possédant deux services similaires (Hulu et ESPN+) et projetterait d’en lancer un nouveau, au contenu exclusif dans les années prochaines. 

La force de Disney, outre son capital financier colossal, c’est aussi son large éventail de licences à succès que la firme de Mickey à acquis au cours des années. On pense notamment à la possession des franchises Star Wars, Indiana Jones avec le rachat de Lucas Films, mais aussi Marvel, dont l’univers cinématique continue de rapporter des sommes faramineuses à chaque film, mais aussi au rachat récent de la Fox, un des derniers géants du cinéma et du petit écran.

On ne sait pas beaucoup du supposé plan d’Apple pour son service de SVOD, mais s’il est choisi de le rendre disponible à tous les appareils de la marque, le nombre d’utilisateurs pourrait grimper très rapidement. Une concurrence encore floue, mais que Netflix doit prendre en compte pour assurer son avenir. 

Avec le futur retrait des films Disney de son catalogue , l’entreprise devra de plus en plus compter sur des productions originales pour garder sa place au top des services SVOD. Et c’est notamment pour produire ce contenu qui reste une de ses forces qu’elle choisit d’émettre des obligations en euros et en dollars à hauteur de 2 milliards de dollars. 

L’entreprise californienne semble donc se préparer à l’arrivée des géants sur le marché puisque c’est la sixième opération du genre lancée en quatre ans. Sa dette s’élevait en septembre à 8.34 milliards de dollars ( +71% en un an). Si la firme reste numéro un pour l’instant avec 130 millions d’utilisateurs dans le monde (dont 13.6 millions de français ) c’est aussi au coût de dettes très importantes. 

Son chiffre d’affaire continue de bien se porter cependant, avec notamment pour le dernier trimestre un chiffre d’affaire en haute de 34% et qui s’élève à 4 milliards de dollars, avec un bénéfice net de 402.8 millions. 

Sources : Zdnet