Free, Bouygues et SFR accusent Orange de ne plus entretenir son réseau cuivre

Free, Bouygues et SFR accusent Orange de ne plus entretenir son réseau cuivre

 

Face à une dégradation du réseau ADSL, les rivaux de l’opérateur historique espèrent obtenir une baisse des tarifs de dégroupage.

Le patron d’Orange a annoncé la couleur le mois dernier devant la Commission des affaires économiques. Vétuste, difficile à entretenir et victime de vols à répétition, le réseau cuivre de l’ex-France Télécom bat de l’aile, les pannes s’accumulent et se multiplieront à l’avenir sur l’ADSL et la téléphonie fixe, ce qui impactera la qualité, a fait savoir Stéphane Richard.

Pourtant, l’agrume, en tant que délégataire du service universel, se doit de permettre un accès de qualité au téléphone et à l’internet haut débit aux Français. Si le respect de ses engagements a déjà été remis en cause en 2014 par l’Arcep, la mission d’Orange a été renouvelée en décembre dernier. Dans le même temps, le régulateur a bien demandé au gouvernement de renforcer les indicateurs de qualité des prestations de service universel d’Orange. Mais pour le moment, ni la police des télécoms, ni l’Etat ne semblent se manifester face à la dégradation du réseau constatée depuis des semaines et ce malgré la possibilité d’infliger davantage de sanctions grâce à la loi pour une République numérique. 

Free, Bouygues et SFR ne sont pas dupes

En revanche, du côté des rivaux, l’heure est à la préoccupation. Free, Bouygues et SFR accusent aujourd’hui Orange de ne plus entretenir son réseau ADSL, a rapporté hier Le Figaro. Ces derniers s’estiment pénalisés alors qu’ils versent une redevance fixée par l’Arcep pour utiliser le réseau cuivre de l’opérateur historique. D’après le quotidien, le trio espère par conséquent obtenir une baisse des tarifs de dégroupage.

Selon les calculs de 01Net, Orange disposerait au total de 3 milliards d’euros pour l’entretien du réseau cuivre, soit 1,5 milliard d’euros provenant des abonnements à une ligne téléphonique RTC et le même montant versé par les opérateurs (dégroupage). De son côté, Stéphane Richard mentionne un budget d’un demi milliard d’euros dédié à la maintenance et la modernisation de son réseau.