Quand Orange met Free sous pression et l’accuse de publicité trompeuse

Quand Orange met Free sous pression et l’accuse de publicité trompeuse

Les mails de la discorde. Le ton est monté la semaine dernière entre Orange et Free, l’opérateur historique a même décidé de porter l’affaire devant la justice. En cause, un mail envoyé par le trublion à ses abonnés en dégroupage partiel, vraiment pas du goût de l’ex-France Télécom.

Souvenez-vous, Univers Freebox vous annonçait le 06 septembre que Free a envoyé un mail à ses abonnés en dégroupage partiel, c’est-à-dire qui ont conservé leur ligne RTC Orange, en plus de leur abonnement Freebox, dans le but de les inciter à passer en dégroupage total et d’économiser l’abonnement à la ligne Orange, qui est à ce jour de 17,96€/mois. Cette migration, Free l’a proposée car l’opérateur historique va mettre fin à l’ouverture de lignes RTC en novembre 2018, seulement cela ne signe en rien l’arrêt de mort de celles déjà existantes. Et c’est là que le bât blesse.

Considérant cette campagne d’e-mailing comme trompeuse, l’opérateur historique a lancé une procédure de mise en demeure envers Free, apprend-on dans les lignes de La Tribune. Puis le 7 septembre, l’ex-France Télécom a demandé à son concurrent de préciser à ses abonnés que la fin de la commercialisation sur support cuivre n’impacterait en rien les services d’Orange et les siens. Free a alors envoyé un mail correctif à ses abonnés que nous vous avons rapporté.

L’histoire ne s’est pas arrêtée là selon le quotidien économique. Pour Orange, ce fut la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Dans ce mail, si Free assure comme demandé que rien ne changera pour les abonnés Orange avec leur ligne de téléphonie fixe, il reste cependant muet concernant son offre en dégroupage partiel et laisse penser que ses abonnés pourraient être impactés après le 15 novembre. 

Le dénouement

Fin de semaine dernière, Orange a alors décidé de porter l’affaire devant la justice. Rapidement informé et sous la pression, Free aurait pris la décision d’envoyer un troisième mail plus explicite, ce qui à mis fin au contentieux.