SFR : les prud’hommes devront trancher sur le plan de départs volontaires

SFR : les prud’hommes devront trancher sur le plan de départs volontaires

Marseille, Nantes, Meaux, Bobigny, Aix-en-Provence, Longjumeau ou encore Rennes, ce sont les villes dans lesquelles les anciens salariés de SFR accompagnés de leur avocat Me Geoffroy ont saisi les prud’hommes pour contester la légalité du plan de départ volontaire de 2017.

193 ex-salariés de SFR réunis autour de leur avocat, Romain Geoffroy, qui s’était déjà occupé du précédent plan de départ avant le rachat de l’opérateur par Patrick Drahi, contestent la légalité de l’opération qui a permis de supprimer 5 000 emplois devant les prud’hommes.

Il s’agit "ni plus ni moins d’un plan social illicite déguisé" dans le but "d’éviter de satisfaire à son obligation de maintien dans l’emploi" indiquent les deux avocats des plaignants, Me Romain Geoffroy et Me Sarah Diamant-Berger.

Ils contestent les raisons économiques qui ont permis de mettre en place ce plan de départs volontaires ainsi que le caractère volontaire des départs. En effet, pour les plaignants les raisons de la restructurations sont "fondées principalement sur la nécessité de remonter la trésorerie et dégager des capacités financières (…) pour le développement du groupe" et l’opérateur a commencé par supprimer des postes avant d’intégrer les salariés au plan de départs volontaire expliquent les deux avocats à l’AFP. Les premières audiences auront lieu à Marseille en septembre.

SFR qui "ne commente pas les tentatives d’aventures judiciaro-médiatiques" a tout de même tenu à rappeler que ce plan était le "fruit d’un accord majoritaire avec les organisations syndicales majoritaires quant aux mesures d’accompagnement" et qu’il était "uniquement basé sur du volontariat".

 

source : AFP