SFR veut devenir le «Netflix du sport» et se dit prêt à négocier avec Mediapro pour la Ligue 1

SFR veut devenir le «Netflix du sport» et se dit prêt à négocier avec Mediapro pour la Ligue 1

L’opérateur de Patrick n’a pas participé à l’appel d’offres pour les droits de diffusion de la Ligue 1 mais n’est pas contre le fait de racheter des droits à Mediapro. 

Comme prévu le 3 juillet prochain, SFR Sport passera le relais à RMC Sport. Un changement de nom destiné à une meilleure intégration dans les offres des opérateurs. S’agissant de leur distribution, SFR a annoncé que les chaînes RMC Sport seront disponibles pour tous les français. Tout d’abord sur les box de l’opérateur, avec un tarif privilégié pour ses propres abonnés. Mais aussi dans les bouquets TV d’Orange et de Bouygues Telecom.

Concernant Free, les discussions sont toujours en cours. Dans tous les cas, les contenus sportifs de RMC Sport seront disponibles en OTT via une application, ce qui permettra à tous ceux qui le souhaitent de pouvoir s’y abonner, à un prix de 15€/mois pour les non-abonnés à SFR, un tarif qui devrait augmenter après le mois de juillet. L’ambition de SFR est donc d’élargir au maximum la visibilité et l’accès à son offre via cette plateforme numérique et «devenir le Netflix du sport » a indiqué sa direction, rapporte Challenges.

Pour y arriver, SFR s’appuiera sur son armada de droits sportifs acquis à prix d’or ces dernières années, comme La ligue des Champions et la Ligue Europa en football dès la rentrée prochaine, mais aussi le foot anglais, le basket avec l’Euroligue, l’Eurocup et la Jeep Elite, le rugby anglais, de la boxe, du MMA, de l’athlétisme (Diamond League), de l’équitation et des sports extrêmes.

Ce n’est pas tout car l’opérateur de Patrick Drahi, s’est dit ouvert à des discussions avec Mediapro, grand vainqueur de l’attribution des droits TV de la Ligue 1 pour la période 2020-2024. Alain Weill, patron d’Altice qui n’a pas participé à l’appel d’offres, a notamment déclaré en réaction à l’investissement massif du groupe espagnol dans la Ligue 1, qu’il « pourrait être amené à discuter avec Mediapro, éventuellement, si le timing est compatible avec le nôtre pour conclure des accords dans les mois qui viennent».

Et d’ajouter, « on a un intérêt mutuel à travailler ensemble. Ils ont payé des droits assez chers, il faut maintenant des abonnés. Ils ont intérêt à travailler avec tous les opérateurs». SFR pourrait donc racheter des droits à Mediapro. L’opérateur de Patrick Drahi dépense déjà 600 millions par an dans les droits sportifs et espère rentabiliser RMC Sport d’ici trois ou quatre ans en atteignant une base de 3 millions d’abonnés.