Le régulateur ouvre la porte à une fusion entre opérateurs, Iliad, Orange et Bouygues flambent en Bourse

Le régulateur ouvre la porte  à une fusion entre opérateurs, Iliad, Orange et Bouygues flambent en Bourse

 

La police des télécoms voit désormais d’un bon oeil un éventuel retour à trois opérateurs en France. Les déclarations de Sébastien Soriano, hier, allant dans ce sens, ont en tout cas fait du bien aux opérateurs en Bourse après une semaine de souffrance.

«Sur la consolidation, l’Arcep a refermé cette porte en avril 2016, car les discussions détournaient les opérateurs de leurs missions d’investissement. Pendant deux ans, je leur ai donc envoyé des signaux négatifs» a d’abord résumé hier le président du régulateur dans une interview accordée au Monde. Et de faire le constat que les opérateurs sont dorénavant mobilisés, allusion faite à l’augmentation nette de leurs investissements dans les réseaux en 2017. « Les circonstances ont évolué et la porte de l’Arcep se rouvre ou du moins s’entrouvre», a même lancé l’intéressé avant de tempérer : « encore faudrait-il qu’ils aient un projet créateur de valeur pour le pays, et pas simplement pour les actionnaires » . Quoiqu’il en soit, de par ces déclarations, le régulateur ne se montre plus hostile à une fusion entre opérateurs à l’heure où les rumeurs d’un possible rachat de SFR et Bouygues se multiplient. Conséquence de cette interview révélatrice publiée aux alentours de 7h30, les titres des opérateurs français ont grimpés toute la journée à la Bourse de Paris, +7,28% pour Iliad à la clôture hier, +4,54% pour Orange et +3,92% pour Bouygues alors que le groupe de Patrick Drahi a de son côté séparé hier ses actions Altice Europe/ Altice USA ce qui a provoqué un énorme ajustement de son cours.

Cette flambée intervient après une semaine difficile pour Iliad dont le titre a chuté de 19,52% le jour de la publication de ses résultats pour le premier trimestre. Orange et Bouygues ont également peiné en Bourse à la suite de la publication d’une note défavorable d’Exane BNP Paribas, laquelle s’inquiète « de la concurrence accrue sur le marché de la téléphonie en France en l’absence de consolidation », rapporte Reuters.