Pour Xavier Niel (Free) la consolidation des télécoms sera un sujet en 2018

Pour Xavier Niel (Free) la consolidation des télécoms sera un sujet en 2018

La diffusion par Bloomberg en début de semaine de l’information selon laquelle Bouygues Telecom discuterait avec le fond CVC Capital Partners pour faire une offre conjointe de rachat de la filiale française d’Altice a relancé la machine à rumeurs sur une consolidation dans les télécoms.

Chacun des acteurs impliqués (Bouygues Telecom et Altice par la suite) y est allé de sa communication officielle pour démentir sans vraiment démentir, ce qui au final ne fait que renforcer les rumeurs. Si un marché des télécoms à quatre est un réel bienfait pour le portefeuille des français grâce à la concurrence, un retour à trois acteurs pourrait, lui, faire du bien aux opérateurs, d’ailleurs les cours boursiers des opérateurs ont tous gagné quelques points immédiatement après la publication de Bloomberg.

Selon l’analyste Oddo, Xavier Niel aurait, lors de la présentation des résultats annuels 2017 du groupe Iliad, exprimé sa pensée sur ce point : il “était convaincu en mars, en marge de la conférence des résultats 2017 du groupe, que la consolidation des télécoms en France serait un sujet dès 2018” rapporte La tribune.

Ces mêmes analystes précisent que "les investisseurs devraient légitimement spéculer sur une offre possible de Bouygues (seul acheteur naturel)". Mais en ce qui concerne Iliad/Free ils considèrent "que l’Autorité de la concurrence bloquerait un rachat de SFR par Iliad (Bouygues n’étant pas vu comme un ’maverick’".

Toutes ces discussions autour de la consolidation dans le secteur des télécoms inquiètent Antoine Darodes, le directeur de l’Agence du numérique qui chapeaute le Plan Très Haut Débit. Il estime qu’elles sont pour partie responsables de l’instabilité du marché français avec notamment la guerre des prix que se livrent les opérateurs pour engranger le plus de clients possible qui en est une des conséquences : "Quand on voit les prix de vente au détail des abonnements à la fibre, on est un peu inquiet. Aujourd’hui, certains opérateurs proposent la fibre à 10 euros par mois pendant un an… On peut toujours se dire que c’est très bien pour le consommateur. Mais à un moment, la machine va se gripper car à ce niveau de prix, on est loin des coûts sous-jacents." Si cela devait se poursuivre, il pourrait y avoir un impact sur le bon déroulement du Plan Très Haut Débit.

 
 
Source : La Tribune