Telecom Italia : un fonds activiste demande la révocation de 6 membres du conseil d’administration nommés par Vivendi

Telecom Italia : un fonds activiste demande la révocation de 6 membres du conseil d’administration nommés par Vivendi

Une nouvelle épine dans le pied de Vivendi en Italie.

La semaine dernière le fonds activiste Elliott Management a annoncé avoir pris une participation dans Telecom Italia. Aujourd’hui, il demande la révocation de 6 membres du conseil d’administration nommés par Vivendi premier actionnaire de l’opérateur avec près de 24% du capital dont le président exécutif Arnaud De Puyfontaine.

L’information a été officialisée aujourd’hui, alors qu’hier, le président exécutif de Telecom Italia (et également président du directoire de Vivendi) se disait prêt à envisager de suspendre ses fonctions exécutives le temps que se déroule le débat sur la stratégie du groupe avec le fonds.

Ce dernier par une lettre a demandé à ce que sa requête pour remplacer les 6 membres nommés au conseil par Vivendi intègre l’ordre de jour de la prochaine assemblée prévue le 24 avril. Après être monté à près de 5% du capital le fonds conteste la gestion de l’opérateur par Vivendi et souhaite pouvoir proposer son propre plan industriel pour Telecom Italia. Il demande la révocation et le remplacement de 6 membres du conseil d’administration nommé par Vivendi, Arnaud De Puyfontaine (président executif de Telecom Italia et président du directoire de Vivendi), Hervé Philippe, Frédéric Crépin (deux autres manager du groupe français), Giuseppe Recchi (vice président) ainsi que Félicité Herzog et Anna Jones.

Telecom Italia a diffusé une note dans laquelle l’opérateur confirme les noms et ajoute que le conseil d’administration “sera convoqué dans les prochains jours”.

Le fonds inquiet de la perte de valeur du titre en bourse souhaite influer sur la stratégie de Telecom Italia. Vivendi se dit ouvert au débat sur la stratégie du groupe, néanmoins un porte-parole de Vivendi déclarait hier à Reuters (avant d’avoir pris connaissance de la lettre du fonds) “Elliott Management s’en prend régulièrement aux Etats et aux entreprises (…) et est connu pour son approche financière focalisée sur le court terme, ce qui aboutirait le plus vraisemblablement dans ce cas au démantèlement de TIM”.

 

source : La Repubblica