Fibre : polémique autour de l’installation d’un point de présence opérateur de Free

Fibre : polémique autour de l’installation d’un point de présence opérateur de Free

Free construit actuellement dans la banlieue sud de Lyon à Vénissieux un bâtiment destiné à accueillir un point de collecte qui centralisera et agrègera les connexions Internet de ses clients fibre optique. Les copropriétaires de la résidence d’en face qui se sentent lésés ont fait des pieds et des mains, en vain, pour tenter de stopper les travaux.

Une fois n’est pas coutume, la polémique autour d’installations Free ne concerne pas cette fois-ci le réseau mobile de l’opérateur mais son réseau fibre optique. Le mini data center que Free construit par l’intermédiaire de sa société IRE, rue Marrane, à Vénissieux, ne fait pas que des heureux. Les copropriétaires de la Résidence La Sablonnière veulent faire stopper les travaux de construction d’un “centre d’optimisation et de gestion de la fibre optique” entamés en janvier dernier. 

La hauteur du bâtiment, qui fera à terme une dizaine de mètres, pose problème “La nuisance visuelle incontestable s’accompagnera d’une perte de luminosité et d’ensoleillement, notamment pour les logements des étages inférieurs. Dans notre immeuble “tout électrique” et orienté plein sud, les charges de chauffage augmenteront durant l’hiver. En outre, le bâtiment de Free générera inévitablement des nuisances sonores du fait du système de réfrigération avec la présence de ventilateurs, de groupes électrogènes… ” déclare Alain Gervais, le président du conseil syndical de la résidence au Progrès. Un autre copropriétaire affirme qu’un notaire “a évalué à quelque 30 000 € la décote” sur le prix des appartements de la résidence.

Plusieurs initiatives ont été prises pour tenter de stopper les travaux, mais la construction est considérée comme d’“intérêt collectif”, le maire a rejeté le recours gracieux des copropriétaires et le juge des référés, la demande de suspension des travaux. Reste aux habitants de la résidence à attendre le jugement du tribunal d’administratif “saisi fin 2017” précise Alain Gervais.

 
Source : Le Progrès 
Merci Pascal