4G : l’association des utilisateurs de télécommunications émet des réserves sur l’accord passé entre les opérateurs et le gouvernement

4G : l’association des utilisateurs de télécommunications émet des réserves sur l’accord passé entre les opérateurs et le gouvernement

L’accord historique conclu entre le gouvernement et les opérateurs dans le but de résorber les zones blanches sonne pour l’association française des utilisateurs de télécommunications (Afutt) comme la poursuite d’une “longue série de promesses faites aux consommateurs depuis plusieurs années”.

Dans un communiqué, l’association salue l’annonce de l’accord qui prévoit 5 000 installations supplémentaires pour chaque opérateur (mutualisées en zone blanche) ainsi que la couverture des principaux axes de transports (30 000km de lignes ferroviaires, TER comprises) dans les trois prochaines années sans que l’État ni les collectivités ne déboursent un centime (en échange du renouvellement sans mise aux enchères des fréquences). Mais, l’Afutt met en lumière un certain nombre de points qui, selon elle, doivent encore être précisés.

Redéfinition des “zones blanches” 

Nous demandons que les zones blanches soient définies comme toute portion du territoire non couverte par au moins un opérateur et que cette notion soit étendue à la couverture dite « premier mur », afin de ne pas être obligé de quitter son domicile ou son bureau pour communiquer avec un mobile.

Mesure du “bon débit” 

L’Afutt veillera à ce que le bon débit soit correctement et précisément qualifié, “que des mesures en situation réelle, sur le terrain soient réalisées régulièrement et à grande échelle et que les résultats de ces mesures soient rendues opposables aux engagements des opérateurs, si les objectifs ne sont pas atteints“.

4G, un enjeux de compétitivité global pour la France

Enfin, l’Afutt estime que se concentrer sur les zones blanches et le bon débit ne suffisent pas : “ il faut un plan de développement et d’investissement sur ces infrastructures à la hauteur des enjeux partout en France, pas seulement sur les zones rurales, et plus directement accéléré aussi là où les usages professionnels sont freinés”.