Piratage : les (bonnes) idées de l’UFC-Que choisir

L’association de défense des consommateurs compte bien faire entendre sa voix auprès de la mission Olivennes, chargée d’apporter des propositions de lutte contre le téléchargement illégal. C’est ainsi qu’elle publie ses propositions, qui, contrairement à celles défendues pas l’industrie du disque, pointent les responsabilités de tous et non des seuls internautes.

Contre la riposte graduée et le filtrage point à point : Pour l’une il y aurait une impasse juridique et pose des problèmes techniques et porte atteinte aux libertés publiques pour le deuxième

De prix plus abordables et plus transparent : l’UFC estime que les internautes sont prêts à payer, mais pas aux prix pratiqués actuels, imposés par l’industrie du disque. Il propose la mise en place d’une autorité chargée de réguler ce marché, sur le même principe que l’ARCEP pour les télécoms.

D’autre part, l’association préconise d’indiquer la part qui revient au créateur, celle qui va au distributeur et celle destinée au producteur. Elle reste également opposée au contrôle de la copie privée.

Bannir les exclusivités accordées aux fournisseurs d’accès : l’UFC prend exemple sur l’exclusivité obtenue par Orange pour la diffusion en avant première d’un single de Madonna à ses seuls abonnés. Cela inciste au piratage puisque ceux qui en sont privés, vont trouver dans le téléchargement illégal, la seule solution pour se procurer le single en question.

La gestion des catalogues : Les plateformes de téléchargement légales négocient maison de disque par maison de disque, ce qui induit des « trous » dans les offres proposées.
L’association de consommateur propose également que les propriétaires de catalogues qui ne l’exploiterait pas durant un certain temps, s’en verrait retirer l’exclusivité, ce qui permettrait à d’autres de le distribuer.

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