Une antenne Free Mobile déclenche une psychose

Une antenne Free Mobile déclenche une psychose

L’histoire se déroule dans une petite commune du Cantal, à Roffiac. La commune avait signé un accord avec Free pour l’installation d’une de ses antennes relais dans le hameau de Mons en début d’année.

Jusque là, tout se passait bien, elle devait être située à 300 mètres de toutes habitations et des quatre autres antennes déjà existantes. Dans un territoire qui souffre d’une couverture mobile aléatoire, la municipalité avait “émis un avis favorable, à l’unanimité” pour son implantation déclare le maire au quotidien régional La Montagne.

Mais au fil du temps, les habitants de ce hameau ont commencé à s’inquiéter de l’ajout d’une antenne supplémentaire en plus des quatre déjà présentes sur le château d’eau de la commune. 

Une pétition est lancée et la peur s’installe quant à l’impact des ondes sur la santé. Un sexagénaire interrogé par le quotidien explique sa démarche “J’ai signé la pétition car nous sommes le village où il y a le plus de malades du cancer”. Le récent décès d’une habitante d’un cancer et la découverte du développement de la maladie chez une autre qui est actuellement sous traitement ont mis le feu à la poudre et la psychose s’est installée.

Si l’antenne est posée un agriculteur du village a “peur que ça fasse comme l’amiante et qu’après il soit trop tard”. Le premier adjoint, Jean-Louis Verdier, le reconnaît “l’inquiétude est devenue une vraie psychose” même si aucune étude n’a établi la corrélation entre les cancers et l’exposition aux ondes radioélectriques.

La municipalité a donc pris la décision de dénoncer le contrat car désormais "la sécurité publique est compromise" et de proposer, dans un courrier adressé à l’opérateur, un nouveau site pour apaiser les esprits. Il serait situé cette fois-ci à un kilomètre du premier lieu de vie. Free n’a, pour l’instant, pas répondu à la municipalité. 

source : La Montagne