En attendant l’arrivée de la 5G, Ericsson inquiète ses salariés et les analystes

En attendant l’arrivée de la 5G, Ericsson inquiète ses salariés et les analystes

Le groupe suédois n’en finit plus de plonger. Il enchaîne les mauvais chiffres trimestres après trimestres. Les salariés français du groupe craignent des suppressions de postes bien que le groupe ne communique que sur la réduction des coûts.

Dès 2016, le bénéfice net d’Ericsson chutait de 86%. Le trimestre dernier le groupe a enregistré une perte nette de 547 millions d’euros (contre 24,6 millions l’année précédente). En 2016, le suédois s’était déjà séparé de 3 000 employés.
 
Ericsson n’est pas le seul équipementier des télécoms à pâtir dernièrement. Nokia a promis de recruter mais a maintenu son plan de suppression de 600 emplois en France après avoir avalé Alcatel.
 
Le groupe suédois a fait le pari de la 5G en délaissant les équipements fixes, mais la technologie ne sera pas commercialisée avant quelques années et entre la concurrence avec Huawei et Nokia, le ralentissement des investissements dans les infrastructures réseaux 3G et 4G, le groupe souffre plus que les autres.
 
Au cœur de l’été Reuters annonçait qu’Ericsson pourrait envisager, dans le cadre de son objectif de réduction des coûts fixé à 1 milliard d’euros par an, de supprimer 25 000 emplois dans le monde sur les 109 000 salariés que compte le groupe. En France “tout le monde est inquiet, mais on ne sait rien de précis. La direction admet la volonté du groupe de réduire les coûts de 1 milliard d’euros par an, c’est tout” déclare Pascal Massip, délégué Unsa à Capital.
 
Selon un spécialiste interrogé par le mensuel économique l’Europe n’a pas su protéger les équipementiers européens et la question qui se pose désormais n’est pas si Ericsson va être racheté, mais plutôt quand et par qui, même si chez Ericsson on affirme que les investissements en R&D sur la 5G permettront de relever l’entreprise.
 
 
source : Capital