SFR : deuxième vague de licenciements en approche alors que le “climat de terreur et de crainte” s’amplifie

SFR : deuxième vague de licenciements en approche alors que le “climat de terreur et de crainte” s’amplifie

Les syndicats s’inquiètent d’une deuxième grosse vague de licenciement chez SFR Distribution. Ils dénoncent un management à la carte qui renforce un climat de terreur et de crainte au sein de l’entreprise. 

Le départ de Michel Paulin début septembre avait déjà suscité la colère des représentants du personnel qui avaient demandé des explications sur la stratégie d’SFR. Fin septembre c’était au tour du directeur du déploiement de la fibre d’être remercié. Mi-octobre, Armando Pereira a annoncé que le directeur exécutif grand public de SFR, Jean-Pascal Van Overbeke, avait fait ses valises pour repartir vivre à l’étranger. Quelques jours plus tard le patron de SFR Business, Henri Juin quittait son poste à cause de "comportements managériaux controversés aux yeux de la direction de SFR". Alors qu’Altice peine à redresser SFR, une nouvelle vague de licenciement est en préparation chez l’opérateur au carré rouge. 

L’explosion du nombre d’entretien préalable au licenciement chez SFR Distribution préoccupe grandement les syndicats. Cinq syndicats (CFTC, CFE-CGC, CGT, UNSA, CFDT) dénoncent des motifs de licenciement “futiles et subis” dans un communiqué. Parmi eux “ des entretiens non formalisés (alors que l’outil est non fonctionnel depuis presque un an), des quizz non faits, une insuffisance de résultat commerciaux (par rapport à des objectifs démesurés)”.

Cela décuple le “climat de terreur et de crainte” au sein de l’entreprise, climat qu’ils avaient déjà dénoncé le 13 septembre dernier en parlant de l’instauration d’"un management par la peur".

La communication a pour objet de faire remonter les informations sur ces entretiens des salariés aux syndicats afin qu’ils les centralisent.

Ils pourraient ensuite les utiliser pour formuler un recours afin de “faire reconnaître l’épuration de la masse salariale et continuer les départs involontaires en mode prud’hommes”.

Merci Alexis.