La stratégie de TF1 pour faire face aux géants du Net

La stratégie de TF1 pour faire face aux géants du Net

Si TF1 s’adapte à la nouvelle concurrence d’acteurs numériques comme Netflix, ceux-ci vont également avoir besoin de lui, c’est le son de cloche du directeur général des contenus de la première chaîne de France.

A l’heure où les téléspectateurs voient leur mode de consommation évoluer en migrant de plus en plus vers le Net et alors que l’audience des chaînes est de plus en plus fragmentée, Ara Aprikian, a souligné dans le JDD qu’en dépit de cette réalité, TF1 a des atouts à faire valoir face aux géants du net comme Netflix. Ne niant pas l’intrusion incontestable des mastodontes américains, le DG des contenus du groupe tient « à relativiser ce constat ». Tout d’abord parce que la stratégie multichaînes de TF1 est une réussite, le groupe ayant « vu sa part de marché augmenter en 2017 ». Et dans un second temps car la mutation de son modèle est passé à la vitesse supérieure, « en distribuant nos programmes sous d’autres formes via le replay. En renégociant nos contrats avec tous nos partenaires. En monétisant mieux nos contenus. Et en développant de nouveaux modes de financement avec ces nouveaux acteurs », précise t-il dans les lignes de l’hebdomadaire. TF1 argue donc s’adapter à cette nouvelle concurrence et met les bouchées doubles pour que celle-ci ait également besoin de lui via des partenariats : « c’est le sens d’accords récents avec Netflix, qui a repris dans son offre mondiale deux de nos séries originales, Une chance de trop et La Mante. Ces acteurs internationaux ont de plus en plus besoin de partenaires locaux comme nous, qui connaissons notre marché et nos publics. »
 
Enfin, si Netflix prévoit d’investir l’année prochaine 8 milliards de dollars dans la production de séries originales, le budget multichaînes de TF1 flirtera avec le milliard d’euros. Pas de quoi inquiéter TF1 qui estime que le public consomme de « façon massive » ses chaînes au quotidien, soit plus d’une heure par jour, une réalité « sans commune mesure avec le temps passé sur Youtube et Netflix en France. »