Y a-t-il plus d’enquêtes sur SFR que sur Free ou Orange dans Libé, propriété de Drahi ? Les journalistes répondent

Y a-t-il plus d’enquêtes sur SFR que sur Free ou Orange dans Libé, propriété de Drahi ? Les journalistes répondent

 
C’est une question récurrente, reprise régulièrement dans le débat politique, le propriétaire d’un journal intervient-il sur son contenu. C’est à cette question qu’ont répondu les journalistes de Désintox, qui démêlent le vrai du faux de l’info pour Libération, sur le site CheckNews.fr. Et leur réponse est claire : « Contrairement à l’idée que certains se font (et contre laquelle il est bien difficile de lutter), l’identité de l’actionnaire à Libération n’a pas d’influence sur la ligne du journal. Il (Patrick Drahi, ou ses prédécesseurs) n’exerce aucune pression éditoriale sur le contenu du journal ni son orientation politique. » 
 
Et ils vont plus loin en expliquant pourquoi « Il y a eu plus d’enquêtes dans Libé sur SFR que sur Free ou Orange ». Une affirmation que confirme Jérôme Lefilliâtre, journaliste à Libération : « De fait, j’ai fait plus de double pages sur SFR que sur Free ou Orange ou Bouygues» mais c’est parce que « l’homme d’affaires est un des acteurs les plus remuants du secteur », et ce n’est pas pour cela que les articles sont plus positifs ou négatifs qu’ailleurs. 
 
Désintox revient notamment sur une double page consacrée à l’acquisition par Patrick Drahi des droits de la ligue des champions. Libé explique ainsi avoir mis « en exergue le fait que SFR a investi dans la Ligue des champions… l’équivalent des économies réalisées sur la masse salariale du groupe via un maousse plan de départs. »
 
Surtout, Libération vient de publier un bilan de l’action de Patrick Drahi depuis 3 ans, intitulé « Patrick Drahi : avec SFR, le risque du très haut dépit ». Un article qui revient sur l’empire créé en peu de temps par le magnat des télécoms, mais aussi, sur les dégâts que cela a engendré, notamment chez SFR.