Le piratage ne nuit pas aux ventes : l’étude que l’Europe a voulu cacher s’expose au grand jour

Le piratage ne nuit pas aux ventes : l’étude que l’Europe a voulu cacher s’expose au grand jour

L’Union européenne a enterré un rapport qu’elle avait commandé sur le partage d’oeuvre en ligne qui, après analyse, concluait qu’on ne pouvait affirmer avec certitude que le piratage avait un impact négatif sur les ventes.

Commandé en janvier 2014 pour un montant de 360 000 euros à la société néerlandaise Ecorys et consigné à la Commission européenne en mai 2015, ce rapport a été tout bonnement enterré. Il aura fallu attendre plusieurs années que la députée européenne allemande Julia Reda, ancienne présidente des Jeunes Pirates européens arrive avec sa pelle pour mettre la main sur ce trésor. Désormais, l’affaire ayant été médiatisé elle s’attend à ce que la Commission publie officiellement ce rapport. En attendant, il est lisible ici pour les plus téméraires d’entre vous.

Les conclusions de l’étude fleuve sont très claires : au terme de plus d’un an d’analyse, le cabinet néerlandais conclut, qu’hormis pour les blockbusters les plus récents, aucune preuve n’a été trouvé permettant de justifier l’idée que la violation des droits d’auteurs en ligne aurait un impact sur les ventes. Pire, pour le domaine spécifique des jeux vidéos, il aurait un effet… positif. Le rapport précise tout de même que “Cela ne veut pas dire que le piratage n’a aucun effet, seulement que l’analyse statistique ne peut prouver de manière fiable qu’un effet existe”.

Selon le site Les Numériques, European Digital Rights affirme que la Commission aurait même volontairement supprimé le rapport pour le remplacer par un rapport rédigé en interne qui ne reprenait que les conclusions sur la baisse des ventes pour les blockbusters.