Le refus d’un maire de voir disparaître la cabine téléphonique de son village

 

Un maire qui fait de la résistance.

D’ici la fin de l’année, les quelques 5450 cabines restantes dans l’hexagone vont disparaître. C’est une mesure de la loi Macron (amendée par le Sénat en 2015) qui a donné le coup de grâce aux Publiphones en 2015. Celle-ci a mis fin à l’obligation des communes d’être équipées d’une cabine téléphonique en cas de non couverture par un réseau 2G ou 3G.

A Mourèze, un petit village d’environ 200 habitants dans l’Hérault actuellement classé en "zones blanches", personne si ce n’est des nostalgiques utilisent encore la seule cabine téléphonique de la commune. Toutefois, la future disparition de cette dernière n’est pas du tout du goût du maire qui compte s’y opposer tant qu’il n’y aura pas de couverture mobile décente dans le village : "le seul moyen que nous avons de téléphoner quand on est un touriste, un passager à Mourèze, c’est la cabine téléphonique" martèle t-il.

Les chiffres sont pourtant aujourd’hui éloquents, moins de 10 secondes d’utilisation par jour et une baisse de 95 % des utilisateurs depuis 1997, une année durant laquelle étaient dénombrées près de 300 000 cabines téléphoniques en France. 

Source : TF1