Les résultats de Dailymotion s’effondrent au 1er semestre 2017

Les résultats de Dailymotion s’effondrent au 1er semestre 2017

 

Les temps sont durs pour Dailymotion.

Racheté 280 millions d’euros en 2015 par Vivendi et prise en sandwich entre Youtube et Facebook, la plate-forme vidéo avait fait peau neuve en juillet dernier afin de se relancer, en misant avant tout sur l’éditorialisation et des contenus premium dans l’info, le sport, le divertissement et la musique. Aujourd’hui, BFM Business révèle les résultats de Dailymotion pour le 1er semestre 2017. Force est de constater que ceux-ci sont plus qu’alarmants.

En effet, sur cette période, Dailymotion a accusé une chute vertigineuse de son chiffres d’affaires, estimée à 41%. Celui-ci est descendu à 22 millions d’euros contre 60 millions en 2016. Les pertes se creusent également et « devraient doubler en 2017, pour atteindre un niveau historique de 60 millions d’euros », informe la chaîne d’info en continu. La méthode Bolloré balbutie donc, l’en atteste Comscore qui estime l’audience de la plate-forme vidéo à 40 millions de visiteurs uniques dans le monde en juillet dernier et 40 millions sur des sites tiers utilisant son lecteur. Un total bien inférieur aux 148 millions de visites enregistrées en avril 2015. 

Le groupe a confié en janvier dernier être spectateur averti de la chute de ses revenus, pour cause « d’assainissement de l’audience ». Dailymotion a un effet subi un véritable nettoyage avec la suppression de contenus violents ou adultes et la traque des robots, le trafic ayant été ramené à 3% contre 20% auparavant. Autre explication, le changement difficile de direction après le rachat par Vivendi à Orange. Au total, 70% de l’effectif aurait quitté Dailymotion. Aujourd’hui, le site compterait 280 employés, Vivendi en avait promis 400 d’ici la fin de l’année.

Le Dailymotion nouvelle formule tentera donc à l’avenir de stopper l’hémorragie notamment via de nouveaux partenariats récemment signés avec CNN International et Vice Media sans oublier un nouvel accord avec Universal Music, filiale de Vivendi. Un début de synergie qui manquait cruellement à la plate-forme vidéo jusqu’à présent.