Free demande à travailler davantage sur les conditions de mutualisation et souhaite un rééquilibrage des fréquences

Free demande à travailler davantage sur les conditions de mutualisation et souhaite un rééquilibrage des fréquences

Au cours d’une table ronde organisée ce matin au Sénat, Free, Orange, SFR et Bouygues ont été auditionnés devant la Commission de l’aménagement du territoire et de développement durable. A l’ordre du jour, la couverture numérique de la France. Du côté d’Iliad, c’est Ombeline Bartin, responsable des relations institutionnelles du groupe qui a pris la parole. Les points à retenir, le travail demandé au sujet des conditions de mutualisation et le rééquilibrage des fréquences.

En introduction de la séance, l’idée d’un Plan France Mobile est très vite mis sur la table. C’est-à-dire arriver à un accord entre l’Etat, les collectivités, les opérateurs et l’Arcep, afin de définir un véritable plan en lieu et place des différents dispositifs actuels à l’heure où les besoins en connectivité mobile s’accroissent. Alors que les associations de collectivités ont unanimement demandé à ne plus être en charge de la construction de pylônes supplémentaires, Patrick Chaize, sénateur de l’Ain a jugé opportun de préciser qu’ aujourd’hui, «le régulateur, les associations de collectivités et la Fédération Française des Télécoms partagent l’idée de demander aux seuls opérateurs la réalisation d’une couverture complète et surtout plus exigeante sur le plan qualitatif en revoyant au travers des licences la définition de zones dites blanches et zones dites couvertes pour les faire correspondre à celles qui sont retenues aujourd’hui par l’Arcep et de faire réaliser par les seuls opérateurs la couverture définie en moins de trois ans en doublant le nombre de sites en secteur rural y compris par la jonction d’antennes plus petites. En contrepartie évidemment, d’une négociation sur la durée et/ou les redevances associées aux licences voire même sur une stabilisation de la fiscalité ».

Du côté de Free, le Plan France Mobile « est une idée que nous défendons depuis un petit moment» répond Ombeline Bartin avant de poursuivre que « c’est vrai que si l’on veut aller plus vite et plus loin, il faut peut être réfléchir à comment étaient organisés les déploiements jusqu’à présent et comment on peut les améliorer. Ce que l’on voit aujourd’hui lorsque l’on fait les inaugurations zones blanches, c’est qu’il est construit un pylône avec quatre services et tout le monde est content, les collectivités et aussi nous les opérateurs, on est content de pouvoir recourir à davantage de mutualisation et de co-investissement, cependant on pense qu’il faut peut être travailler davantage sur ces conditions de mutualisation et de partage, on n’a pas d’idées préconçues sur le schéma à mettre en place, il en existe différent types, plus où moins poussés, mais on est ouvert à tous, l’important pour nous bien sûr, qu’il y ait une solution équitable pour l’ensemble des opérateurs qui soit mise en place.»

Autre point majeur et non des moindres pour Free, les fréquences et leur renouvellement ou prolongation. Pour Free, la situation est différente de celles des autres opérateurs sur au moins deux points, que la représentante de Free n’a pas manqué de rappeler avant d’émettre une demande :« La première est que nous avons moins de fréquences que les autres opérateurs et notamment en bande basse, or on en a cruellement besoin pour pouvoir accélérer et augmenter notre couverture dans les territoires peu denses donc un rééquilibrage doit être opéré. Enfin on a pas les mêmes enjeux que les autres opérateurs parce que nous n’avons pas de licence à renouveler à très court terme, donc si des contreparties sont données à d’autres opérateurs, il faut également que Free puisse obtenir des contreparties qui soient tout à fait équitables.»