TF1 en passe d’obtenir l’autorisation d’intégrer des coupures publicitaires dans ses JT

TF1 en passe d’obtenir l’autorisation d’intégrer des coupures publicitaires dans ses JT

D’une coupure à l’autre il n’y a qu’un pas pour TF1, l’objectif restant toujours identique, à savoir gagner de l’argent.

Après avoir menacé en avril dernier les opérateurs de couper le signal de ses chaînes d’abord sur les offres OTT, puis sur les box si ces derniers ne passaient pas à la caisse, TF1 pourrait dans un autre registre gonfler de plusieurs dizaines de millions son chiffre d’affaires. En effet d’après les informations des Echos, la Une «serait sur le point d’obtenir l’autorisation de couper ses journaux de 13 heures et 20 heures avec des pages publicitaires et cela n’est pas du goût de ses concurrents.» Un feu vert provenant du Conseil supérieur de l’audiovisuel qui a reçu une demande émanant de la première chaîne française en novembre dernier, visant notamment à supprimer différentes obligations, dont l’interdiction de la publicité dans ses journaux télévisés. Cette dernière est actuellement interdite par la convention de TF1 avec le CSA mais cette dernière arrivera à échéance à la fin de l’année. 

Si le 13h dure en moyenne 38 minutes et le 20h, 34 minutes, la loi autorise une chaîne à couper ses JT avec de la publicité si ceux-ci excèdent 30 minutes. Une modification de la convention pourrait donc aller dans le sens de TF1, "la porte n’est pas fermée mais aucune n’a été prise" a déclaré à ce propos un porte-parole du CSA. Les choses pourraient bouger dès ce mercredi lors d’une réunion plénière du collège du gendarme de l’audiovisuel. Tant et si bien que d’après la concurrence comme le rapporte les Echos, « le revenu supplémentaire généré par la chaîne pourrait atteindre 30 à 80 millions d’euros, sur un marché publicitaire télévisuel de 3,2 milliards en France.» Une nouvelle qui pourrait impacter les rivaux de TF1 dans un marché qui est marqué par une certaine stagnation. A noter que pléthore de chaînes de la TNT sont déjà déficitaires. France Télévisions pourrait riposter en boostant ses plages publicitaires après ses JT.