Très haut débit : l’État réunit les opérateurs pour accélérer son déploiement

Très haut débit : l’État réunit les opérateurs pour accélérer son déploiement

Selon Les Échos, une réunion des opérateurs présidée par le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard est programmée pour vendredi. Deux points seront abordés : la couverture en fibre des Zones Moyennement Denses et le très haut débit dans les zones rurales.

La transition numérique était une promesse de campagne du nouveau président de la République. Il avait déclaré “ 18 mois seront laissés aux opérateurs de téléphonie pour déployer partout la fibre ou la 3G et la 4G. Ensuite, l’Etat prendra ses responsabilités et déploiera lui-même par le plan d’investissements que nous avons décidé ”. Le ministre de la Cohésion des territoires sera accompagné de trois secrétaires d’État pour mener à bien ces discussions : Mounir Mahjoubi pour le Numérique, Julien Denormandie pour la Cohésion des territoires et Benjamin Griveaux pour l’économie.

Siffler la fin de la récréation

Le but de cette rencontre est de mettre un terme à la foire d’empoigne qui se déroule sous les yeux du gouvernement entre les opérateurs et qui inquiète l’État quant au retard que ces bisbilles engendrent sur le plan de déploiement du très haut débit. Pour rappel Orange et SFR avaient passé un accord selon lequel ils se répartissaient les zones à couvrir dans un rapport de 80% pour Orange et 20% pour SFR. SFR a traîné les pieds pour investir là où Orange à maintenu le cap ce qui a fait évoluer ce ratio à 90% pour Orange contre 10% pour SFR. Mais le groupe de Patrick Drahi veut renégocier l’accord pour obtenir 50% de ces zones. Dans le même temps Free et Bouygues Télécom se sont lancés dans l’aventure et exigent de pouvoir participer eux aussi. Par ailleurs la cours d’appel de Paris a tranché hier en faveur de Free sur un différend l’opposant à Orange sur la sur-facturation des prestations de collecte, notamment des liaisons en fibre optique noire dite " LFO", utilisée par les opérateurs pour relier les NRA ou NRO et transporter les flux provenant de la boucle locale.

Très haut débit dans les campagnes

C’est désormais relativement évident : amener la fibre jusqu’aux abonnés à court terme est impossible. La discussion s’orientera donc dans un deuxième temps vers la solution alternative à court terme : le déploiement de la 4G fixe (également appelée LTE fixe ou RttH) pour lequel Emmanuel Macron avait pris position suite à la proposition de la FiRiP (Fédération des industriels des réseaux d’initiative publique). Il ne nous reste plus qu’à attendre vendredi pour voir si des accords auront été trouvé.