Zones blanches en montagne : les opérateurs télécoms organisent un héliportage afin d’apporter la 3G dans un village

Zones blanches en montagne : les opérateurs télécoms organisent un héliportage afin d’apporter la 3G dans un village

 

Apporter la 3G en montagne, ce n’est pas si facile.

Exemple type de chantiers inscrits dans le cadre du programme Zones blanches centres-bourgs qui consiste à apporter la 3G aux 3582 communes inscrites, les 145 habitants de Besse-en-Oisans en Isère vont bientôt pouvoir jouir de l’internet mobile après plusieurs années d’attente. Comme le rapporte la Fédération des télécoms qui représente les opérateurs, le site multi-opérateurs (Orange, Bouygues, SFR) qui surplombe le village va être réaménagé afin de passer de la 2G à la 3G. Pour se faire, le matériel et les nouvelles antennes nécessaires ont été héliportés (plusieurs rotations) en bas du pylône puisque le flan de montagne est difficile d’accès. Une fois mis en service, la couverture 3G s’étendra sur environ 2 km de rayon.

 

Au sujet des obstacles rencontrés par le programme Zones-Blanches, Le Dauphiné Libéré relate d’ailleurs dans ses lignes que même «si les opérateurs sont prêts, c’est la difficulté à trouver un terrain qui bloque la situation. Ce peut-être lié au relief comme au refus d’un particulier ou de la commune.» 

A ce propos, la FFT a publié le mois dernier les nouveaux chiffres nationaux de la couverture des zones-blanches centres-bourgs. Au 31 mars 2017, ce sont 2932 communes du programme sur les 3582 inscrites qui bénéficient de l’internet mobile de manière mutualisée par au moins trois opérateurs dont 1028 communes de montagne.

Actuellement, 650 nouvelles communes restent à couvrir au sein du programme actuel, dont 309 en zones de montagne. Les opérateurs auront déployé de manière mutualisée, d’ici mi-2017, l’internet mobile dans les centres-bourgs situés en zones blanches qui disposent d’ores et déjà d’un pylône. Pour les communes n’étant pas encore équipées, la FFT souligne la nécessité d’un suivi national, régulier, par les services de l’Etat, d’un calendrier précis des constructions des infrastructures par les collectivités.