Pour Xavier Niel, le succès de Free est d’avoir su « miser sur la diversité » et casser les codes sociaux

Pour Xavier Niel, le succès de Free est d’avoir su « miser sur la diversité » et casser les codes sociaux

A quelques encablures du premier tour des élections présidentielles, Xavier Niel qui avait confié récemment regretter ne pas avoir voté depuis 25 ans, s’est penché sur les changements à apporter dans l’hexagone, de son point de vue d’entrepreneur, pour une France de demain sur les rails. Sa vision, il l’a explicitée en partie dans une interview accordée au site Le Temps.

Si pour le "Robin des Bois" des Télécoms, « les Français, les jeunes en particulier, ont besoin qu’on leur donne envie. C’est ce que l’on s’efforce de faire avec l’Ecole 42 ou Station F », tout devrait graviter autour d’un questionnement, à savoir « quel métier dans dix ans ? ». Et en ce point, la gratuité de son école et ses débouchés viennent résolument bouger les choses à l’échelle de l’éducation dans le codage. Xavier Niel s’en félicite et n’en démord pas : « En France aujourd’hui, les initiatives de la société civile pèsent plus lourd et sont plus fortes que toutes les décisions politiques. Les créations d’entreprises, le tissu entrepreneurial, la vitalité des associations constituent le meilleur moyen de faire évoluer ce pays. »

Nerf de la guerre et l’une des raisons pour laquelle Free a connu cette réussite depuis sa création en 1999, « c’est d’abord la transgression éducative et sociale » et « d’avoir misé sur la diversité ». A ce propos, le magnat des télécoms ne mâche pas ses mots : « Regardons la France en face, si vous êtes issu d’un milieu favorisé, que vous avez grandi dans un bon quartier, la chance d’intégrer une bonne école publique est assez élevée. Puis les portes des grandes écoles s’ouvriront aux meilleurs. Dans le cas contraire, que se passe-t-il ? Les jeunes qui n’ont pas la chance d’être bien nés voient les portes se fermer les unes après les autres ». En clair, l’innovation n’est pas uniquement technologique mais peut être aussi sociale et avec Free, Xavier Niel a cassé les codes en ne faisant aucune différenciation « entre les banlieues et le 16e arrondissement de Paris. »