Déploiement 4G dans le métro et le RER : les raisons du retard

Déploiement 4G dans le métro et le RER : les raisons du retard
Antennes 3G/4G SFR dans le métro Concorde 
 
 
Actuellement les lignes 1 du métro, A et B du RER sont couvertes en grande partie alors pour la ligne C le déploiement est progressif. Pour Paris intra-muros, il faudra attendre.
 
 
En 2016, l’ARCEP et la RATP ont signé un accord dans lequel ils s’engagent à unir leurs efforts afin d’assurer une connectivité 3G et 4G de qualité sur l’ensemble du réseau souterrain de la RATP. Le régulateur est même venu constater l’avancée des travaux sur le terrain au début du mois. Au total, 3000 antennes haut débit devaient être installées ainsi que 300 km de câbles de fibre optique. Une mission ardue commencée en 2013, visant 320 stations de métro et celles des lignes A et B du RER, qui devait prendre fin en 2016. Pourtant actuellement le déploiement est fortement perturbé et l’objectif a été repoussé à fin 2017.
 
Les raisons du retard
 
Dans ses lignes, Le Parisien rappelle que pour obtenir une couverture convenable, une antenne doit être installée tous les 500 mètres soit la distance entre deux stations de métro, ces dernières sont parfois trop profondes et sont reliées par des souterrains du XXe siècle ce qui complique considérablement la tâche. Interrogé par le quotidien, le chef de projet de la RATP, Mathieu Portier explique qu’au-delà de l’aspect sécuritaire, le problème essentiel subsiste le manque de place pour tirer les câbles ou installer les équipements » sachant qu’il est nécessaire « d’installer un équipement pour chacun des quatre opérateurs". Au total, cinq grandes armoires électriques ainsi qu’un ventilateur sont posés dans chaque station et sont soumis à la chaleur et aux risques d’incendies. La limitation à 50htz, du seuil d’exposition aux ondes semble aussi constituer un véritable casse-tête pour les ingénieurs.
 
L’objectif actuel consiste à équiper « les lignes les plus fréquentées (1, A et B) ». Et c’est loin d’être évident à en croire le spécialiste qui précise que « Si l’on constate qu’au bout d’un tunnel, c’est trop compliqué, on bascule à la station suivante, puis on y reviendra. »