Qwant, le moteur de recherche alternatif 100% français lève 18,5 millions et vise l’Europe

Qwant, le moteur de recherche alternatif 100% français lève 18,5 millions et vise l’Europe

 

Alors que la plupart des moteurs de recherche sont américains, Qwant, lui, est 100% niçois et sa croissance annuelle s’élève à 300 %. De quoi avoir de réelles perspectives d’expansion.

 

A l’instar de DuckDuckGo, Qwant respecte et protège la vie privée de ses utilisateurs et se veut neutre dans l’affichage de ses résultats. Créé en 2013 et aujourd’hui fort de son ascension remarquable, le moteur de recherche vient d’annoncer une levée de fonds de 18,5 millions d’euros. Plus étonnant encore, cette opération marque ainsi l’entrée dans le capital de la startup, de la Caisse des dépôts et consignations, dont la participation s’élève à 15 millions. Les 3,5 millions d’euros restant proviennent de l’un de ses actionnaires, le géant du numérique allemand, Axel Springer. Cette somme s’ajoutant ainsi aux 20 millions d’euros obtenus de la part de la banque européenne d’investissement.

« Nous allons pouvoir déployer plus de serveurs et surtout embaucher. 50 personnes dans le Sud de la France cette année, 100 l’an prochain, pour atteindre un effectif de 200 personnes en 2018,. Le but est d’être 1.000 en 2021, de faire 500 millions de chiffre d’affaires et d’obtenir entre 5 et 10% du marché européen." déclare son cofondateur Eric Léandri dans les lignes de Nice Matin. Une réelle ambition rendue possible par une croissance annuelle de 300% et un trafic décuplé avec 32 millions de visites en janvier contre 9 millions l’année dernière.

Qwant ne cesse donc de se muscler et compte à l’avenir mettre le cap sur l’Europe en proposant une alternative, là où Google domine 95% du marché. Mais pas à n’importe quel prix : "C’est faire en sorte que les données présentes sur un moteur de recherche servent à tout le monde, qu’elles servent un écosystème, on veut qu’elles puissent être partagées ici, investir dans des startup qui se développent ici, en Europe plutôt que de nourrir l’économie d’autres pays, ailleurs. Tout cela en conservant nos règles de liberté et de vie privée."

Qwant, un anti-Google qui a reçu en parallèle l’autorisation de s’installer dans la fonction publique.