Le saviez-vous : 99,8% du trafic internet intercontinental transite via 366 câbles sous-marins

Le saviez-vous : 99,8% du trafic internet intercontinental transite via 366 câbles sous-marins

 

 

Et non le réseau mondial de télécommunications ne marche pas sur l’eau et ne communique pas avec des satellites. C’est tout un réseau de câbles sous-marins qui le compose. A ce titre, Orange Marine, la filiale d’Orange est spécialisée dans la pose et la maintenance de ces « dorsales ». Sur les côtes comme dans les fonds marins, ces dernières sont de plus en plus souvent sectionnées.

 

« Grâce à la fibre optique, les capacités de ces câbles sont des millions de fois supérieures à ce que nous savons faire avec les satellites», explique dans Le Point (version papier), Jean-Luc Vuillemin , directeur des réseaux internationaux d’Orange.

Ultra-rapides puisqu’ils évitent la perte de temps induite par la durée nécessaire pour effectuer une transmission par satellite mais pourtant vulnérables, ces câbles se retrouvent parfois à 1 ou 3 mètres sous le fond à proximité des côtés et au large, touchent le fond des océans. Pas suffisant hélas aujourd’hui pour se mettre à l’abri des menaces humaines et naturelles : Requins, tremblements de terre, bateaux et pêcheurs véreux coupant parfois des kilomètres de câbles pour les revendre comme en 2007 au Vietnam, rappelle Le Point. En 2015, c’est une ancre qui fût à l’origine d’une section de câble privant presque toute l’Algérie d’Internet pendant deux semaines. Tout comme en Égypte en 2008 (perte immédiate de 70% de sa capacité de connexion à internet).

 

          

 

 

Actuellement, 99,8% du trafic internet intercontinental transite via 366 câbles sous-marins soit plus d’un million de kilomètres de câbles à fibre optique parsemant le fond des océans. Une fois en surface, ils sont rattachés à des stations d ’atterrissement. Ces dernières sont d’ailleurs elles aussi assujetties aux menaces. « En cas de conflit militaire, si plusieurs câbles sont sabotés,nous risquons rapidement une saturation de notre accès à Internet» s’inquiète Jean-Luc Vuillemin.

Heureusement, des systèmes de secours existent comme le principe de redondance. 01net l’a vulgarisé parfaitement dans ses lignes il y a quelques années : « Les câbles transatlantiques rejoignent eux la Bretagne et la Normandie. Pour garantir les transmissions sous-marines dans les deux sens, plusieurs sécurités sont prévues. Le câble lui-même comporte deux paires de fibres optiques au lieu d’une. Le doublage suffit pour résoudre les problèmes électroniques, comme la panne d’un multiplexeur ou d’un routeur, la plus courante. Chaque opérateur crée ensuite des redondances du réseau en posant plusieurs câbles distants sur chaque liaison desservie. Celle entre la France et les Etats-Unis se répartit entre sept câbles, directs ou transitant par le Royaume-Uni. »

Enfin, certains ont trouvé une alternative au sabotage physique des câbles, les services de renseignements de certains pays avec leurs mouchards placées eux-aussi au fond de l’eau.

Facebook et Microsoft main dans la main

En mai 2016, Facebook et Microsoft ont annoncé la construction en duo d’un câble sous-marin à fibres optiques, qui traversera l’océan Atlantique pour relier Virginia Beach aux USA jusqu’à Bilbao en Espagne.