Orange : La baisse d’effectifs et la fermeture de boutiques inquiète un syndicat

Orange : La baisse d’effectifs et la fermeture de boutiques inquiète un syndicat

 

 

La recentralisation fait des siennes. Alors que la CGT a appelé les salariés d’Orange à faire grève le 31 décembre dernier contre la fermeture de magasins, c’est maintenant le syndicat CFE-CGC qui s’alarme de la baisse d’effectifs, notamment dans le secteur Normandie Centre.

Selon les lignes de Normandie-Actu, une baisse d’effectifs totale est survenue entre 2014 et 2015 chez Orange dans le secteur Normandie Centre, soit une perte de 196 emplois qui devrait enfler à l’horizon 2018.

Interrogé par le site d’information, Sébastien Crozier, président national de la CFE-CGC Orange tente de donner des explications tangibles à cette hémorragie. D’abord en affirmant que l’Arcep « impose à Orange de louer des infrastructures à ses concurrents, ce qui risque de conduire l’entreprise à ne plus investir". Ensuite en abordant la problématique du « centralisme parisien » qui selon lui se manifeste par « de nombreux services et emplois qui sont ramenés dans les sièges à Paris ». Conséquence : « En moyenne, Orange perd 7 000 personnes par an, et la majorité de ces départs nets se situe en province. »

La CFE-CGC va même encore plus loin dans un communiqué, annonçant à partir de ses calculs, une perte de 28% d’effectifs entre 2015 et 2018 toujours en Normandie Centre et ce malgré le plan de recrutement visant 102 et 170 personnes en externe ou en mutation interne prévu par le groupe dans cette zone. Les principales entités touchées : « Les plateaux des services clients, l’assistance technique ou le centre de compatibilité »

S’agissant de la fermeture continue de boutiques Orange dans le secteur, le syndicat indique que la « rationalisation maximale » opérée par l’opérateur et sa stratégie visant à inciter les clients à se diriger vers les services en ligne ou encore la mutualisation des boutiques et services dans les « Smart stores », constituent des explications à la baisse du nombre de magasins. Le Plan Essentiels 2020 est une nouvelle fois décrié.

L’hyperconcurrence et l’arrivée de Free 

Sébastien Crozier n’en est pas à sa première sortie dans les médias. En effet, en mars dernier, le syndicaliste s’était entretenu dans La Dépêche, notamment sur la baisse d’effectifs chez Orange dans le Bassin toulousain. A ses dires : " L’hyperconcurrence et l’arrivée de Free ont conduit à une baisse drastique du prix des forfaits, ce qui rend les actions en boutique beaucoup moins rentables. Ce que le consommateur gagne, c’est le citoyen qui le perd en possibilités d’emploi et en aménagement du territoire."