Des salariés d’Orange étaient en grève, le 31 décembre, contre les fermetures de magasins

Des salariés d’Orange étaient en grève, le 31 décembre, contre les fermetures de magasins

Les salariés d’Orange étaient en grève, le samedi 31 décembre, à l’appel de la CGT. Ils voulaient ainsi se battre contre les fermetures de magasins, comme le rapporte l’Humanité. Cédric Carvalho, délégué syndical CGT, précise que "depuis 2012, Orange n’a eu de cesse de fermer ses points de vente. En 2012, on comptait 572 boutiques. En 2016, il en reste 480".

Avec le Plan Essentiels 2020, Cédric Carvalho estime que l’opérateur organise "la destruction massive de son propre réseau de distribution", tout en craignant que la situation s’accélère. Pour Paris et les Hauts-de-Seine, ceci représente 9 boutiques qui fermeront en 2017, ce qui touchera 122 salariés. "En quatre ans environ, sur ce même périmètre, le nombre de points de vente sera passé de 46 à 24 à la fin du plan de restructuration du réseau de distribution fixé à cette année".

L’absence de licenciements ne rassure pas les salariés

Et l’absence de licenciements ne rassure pas les salariés. Pour sa part, le syndicaliste évoque le service de proximité, le label qualité premium, les abonnements un peu plus chers que la concurrence et les points de vente qui ferment. "Les clients sont déjà mécontents parce qu’ils n’ont pas l’accueil qu’ils attendent" et ils vont être contraints "à se replier sur Internet".

Les salariés dénoncent également le manque de reconnaissance de la direction."On nous demande d’être de plus en plus polyvalents, d’être polycompétents avec de moins en moins d’effectifs. Nos métiers ont énormément évolué, mais nos fiches de poste n’ont pas été requalifiées".

Ceci n’empêchera pas Orange de lancer prochainement Orange Bank. Mais Stéphane Richard entendra peut-être ses salariés, après s’être réjoui de la "bonne performance commerciale" du groupe au troisième trimestre dernier.