Bruxelles étend les règles sur le respect des données personnelles des opérateurs télécoms aux opérateurs OTT, comme Skype et Facebook Messenger

Bruxelles étend les règles sur le respect des données personnelles des opérateurs télécoms aux opérateurs OTT, comme Skype et Facebook Messenger

Les opérateurs "over the top" comme WhatsApp, Skype, Facebook Messenger ou encore Viber, sont rattrapés par Bruxelles, qui va étendre les règles sur le respect des données personnelles, pour qu’elles les concernent, comme le rapporte les Echos

Les opérateurs OTT auront les mêmes obligation que les opérateurs télécoms classiques 

La Commission européenne va ainsi profiter de la révision, lancée mardi, de la directive de 2002 concernant la E-privacy. Les opérateurs OTT auront donc les mêmes obligations, en ce qui concerne le respect des données personnelles des utilisateurs, que les opérateurs télécoms classiques. 

En effet, les opérateurs OTT n’étaient pas encore concernés puisque la dernière révision de ces règles date de 2009, période où les services des opérateurs OTT n’existaient pas ou étaient peu développés. 

Désormais, ils exploitent les données de trafic, de localisation et les métadonnées. Ils collectent ces données pour créer de nouveaux services ou afin de les monétiser, alors que les opérateurs classiques doivent respecter la protection de la sécurité des réseaux, mais aussi la confidentialité des communications et des données personnelles.

Les opérateurs télécoms sont satisfaits de cette harmonisation

Opérateurs OTT et télécoms classiques auront donc les mêmes obligations. L’exploitation des données personnelles devra désormais, par exemple, bénéficier de l’accord de l’utilisateur, ce qui marquera un assouplissement pour les acteurs traditionnels. 

Ce processus a été lancé en septembre dernier, dans le cadre de la révision du règlement régissant les télécoms en Europe. Bruxelles devrait donc étendre aux OTT d’autres obligations, comme le respect des mesures encadrant la sécurité des réseaux et des services, l’obligation de garantir l’accès gratuit à certains numéros d’urgence ou présentant une forte utilité sociétale et s’assurer que les services sont accessibles aux handicapés.

Les opérateurs télécoms sont satisfaits de cette harmonisation mais craignent qu’elle constitue un "frein à l’innovation" et à l’essor de la "data economy"