309 communes sont toujours en attente d’un réseau mobile, dont 297 attendent un pylône public coûtant plus de 100.000 euros

309 communes sont toujours en attente d’un réseau mobile, dont 297 attendent un pylône public coûtant plus de 100.000 euros

D’après les derniers chiffres de l’Arcep, il reste 309 communes qui sont toujours sans réseau mobile, comme le rapporte La Tribune. Ces différents centres-bourgs sont dans l’attente d’un pylône pour pouvoir déployer des antennes. Ceci permettrait donc enfin aux habitants de téléphoner et envoyer des SMS avec leur portable. 

Le programme "zones blanches – centres-bourgs" engage les grands opérateurs à couvrir 3.600 villages en voix et SMS d’ici à la fin de l’année, afin de pouvoir finaliser les déploiements d’ici le 30 juin 2017, comme nous en parlions hier. Actuellement, 297 communes sont "en attente d’un pylône public" comme l’indique l’Arcep. Sans ce pylône, il est impossible de déployer une antenne. 

Un pylône coûte plus de 100.000 euros

Par ailleurs, l’État a mis, en début d’année, plusieurs dizaines de millions d’euros sur la table pour financer les pylônes dans les zones blanches, qui étaient à la charge des opérateurs et des collectivités. 

Il faut savoir qu’un pylône coûte plus de 100.000 euros. Un coût important que certaines communes ne peuvent pas supporter. Et Orange, SFR et Bouygues Telecom ont beaucoup délaissé la couverture des zones blanches, qu’ils jugeaient peu rentables. 

Mais il existe aussi des réticences locales, à l’image de riverains qui s’opposent à l’installation d’antennes, quel que soit l’opérateur. Comme dans une commune de 1.100 habitants, dans le Calvados, où, malgré des projets présentés notamment par SFR, cela fait 15 ans maintenant que rien à été mis en place. Cependant, la maire garde un espoir pour la fin de l’année. 

Les difficultés du SAMU ont permis de faire de la couverture mobile une priorité

Pour la maire, l’absence de couverture est un handicap et entraîne des pertes économiques pour les hôtels et le commerce, mais aussi des difficultés pour les gendarmes et les pompiers. 

Dans une autre commune, dans l’Orne, ce sont les difficultés du SAMU pour secourir une personne gravement blessée, qui ont permis de faire de la couverture mobile une priorité. Mais le problème n’est pas encore réglé. Il faut maintenant que la commune trouve le terrain approprié, l’achète et également qu’EDF y pose un transformateur. Cependant l’installation pourrait avoir lieu avant la fin de l’année.

Les opérateurs ont jusqu’au 31 décembre pour étendre leur réseau mobile de base aux dernières communes.