L’Administration américaine ne supervisera plus les noms de domaine en .fr et autres domaines de premier niveau

L’Administration américaine ne supervisera plus les noms de domaine en .fr et autres domaines de premier niveau

 
En ne s’opposant pas à ce que le département du commerce mette fin au contrat qui le lie avec l’ICANN, qui assigne les noms de domaine sur Internet, le sénat américain vient de facto de valider la transition de la supervision de la racine de l’internet. 
 
Les Etats-Unis ont tenu leur promesse, faite en mars 2014, de transférer à la communauté internet mondiale la supervision de la racine du système des noms de domaines internet. Après deux ans de travaux intensifs, au cours desquels l’ensemble des parties prenantes a pu démontrer sa volonté de relever le défi d’une nouvelle organisation de la racine de l’Internet, cette transition est désormais irréversible.
 
L’Afnic, ( l’Association française pour le nommage Internet en coopération) a participé à l’ensemble de ces débats, et plus particulièrement au sein du groupe de travail international sur la réforme de l’ICANN, dont Mathieu Weill, directeur général de l’Afnic, a co-présidé les travaux. L’Icann, qui sera au cœur du nouveau système de supervision de la racine, devra mettre en œuvre l’ensemble des évolutions identifiées par le groupe de travail, et notamment les contre-pouvoirs internes et externes à ses décisions. 
 
L’Afnic s’est félicité particulièrement du fait que l’administration américaine n’aura plus de pouvoir de supervision sur la gestion des domaines de premier niveau, comme le .fr. « La transition est la plus belle des récompenses pour le travail acharné de toutes celles et ceux qui, sans être naïfs, ont cru qu’il était possible d’obtenir cette transition. Elle marque le début d’une nouvelle ère de la Gouvernance de l’Internet, dans laquelle chacune des parties prenantes devra se montrer à la hauteur de ses nouvelles responsabilités » a expliqué Mathieu Weill, directeur général de l’Afnic.
 
L’Icann devra maintenant faire évoluer sa culture pour qu’elle prenne en compte la diversité du monde pour lequel elle travaille. Aussi bien au sein des organes dirigeants de l’ICANN qu’au niveau des mécanismes d’appels de ses décisions, l’Afnic appelle à ce que la diversité culturelle, linguistiques, de parcours professionnel, de genre, d’âge puisse s’exprimer pleinement. En effet, pour parachever la démonstration que le modèle multi-acteurs peut fonctionner sur le long terme, il faut que l’ensemble des acteurs, dans leurs diversité, puissent influer sur l’organisation.