L’arlésienne de la 4è licence de téléphonie mobile

L’arlésienne de la 4è licence de téléphonie mobile

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"…Parce que, aujourd’hui, la prospérité des opérateurs vient de leur rente de situation dans la 2G (GSM), où le prix de la licence est modique, les investissements amortis depuis longtemps et où ils se sont constitués un lucratif “triopole“ avec quelques poches d’hyper rentabilité (SMS, itinérance…).
Un nouveau venu, lui, se lançant uniquement dans la 3G devrait déjà payer un très lourd ticket d’entrée (619 millions pour la licence + environ 1,5 milliard pour construire le réseau), et, en attendant d’avoir une couverture nationale, serait obligé de louer pendant deux ou trois ans le réseau 2G d’un des trois historiques.

Il faut aussi compter avec quelques spécificités du marché français : outre qu’il est quasi saturé (83% des Français équipés), il est surtout exceptionnellement bien verrouillé par Orange, SFR et Bouygues Telecom. Grâce à leur puissance de distribution : en France 60% des ventes se font dans une agence propre ou sur le site web des opérateurs, et grâce à leur technique de fidélisation. A l’inverse des autres pays européens, deux usagers sur trois en France sont liés à leur opérateur par un abonnement longue durée (plutôt qu’une carte prépayée libre d’engagement) moyennant une grosse ristourne sur le prix de leur portable…"

"…Seuls intéressés par la 4e licence, le câblo-opérateur Numéricâble et l’opérateur de télécoms fixe Iliad-Free, pour essayer de monter des offres “quadruple play“ (internet-télé-fixe-mobile). Mais ils n’ont pas les moyens de prendre cette licence aux mêmes conditions que les trois gros en 2000-2001. Iliad-Free a même clairement indiqué qu’il ne ferait qu’une offre “tactique“, à ses propres conditions, surtout pour tester la volonté de négocier des autorités… et pour afficher sa détermination à entrer sur le marché du mobile alors que Orange et SFR l’ont pas voulu l’accueillir en tant qu’opérateur virtuel…"

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