My Video Place veut concurrencer YouTube, localement

My Video Place veut concurrencer YouTube, localement

My Video Place fait partie du top 5 des plates-formes vidéos les plus utilisées en France, derrière des géants comme YouTube. Et c’est ce dernier que la société souhaite concurrencer, en devenant un YouTube local, comme le partage Les Echos. Après un investissement de 1.2 million d’euros initialement, deux investisseurs devraient apporter 900.000 d’euros en septembre. 

Créé par deux groupes de médias, Rossel et Médias du Sud, la plate-forme agrège du contenu des journalistes de la presse quotidienne régionale et des chaînes locales pour le vendre à d’autres médias.

Il est donc possible de retrouver sur My Video Place des reportages sur des fêtes typiques, des compétitions sportives, des faits divers, mais également des témoignages sur des éléments de l’actualité. 

5 millions de vues pour la fin de l’année

Pour ce qui est du financement, la société touche principalement des commissions sur les annonces publicitaires. "D’un côté, les annonceurs peuvent bénéficier d’une publicité géolocalisée, qui se vend 5 à 10 fois plus cher que la pub nationale. De l’autre, les médias peuvent ainsi avoir accès à des annonceurs nationaux", explique Christophe Musset, le cofondateur. "Imaginons un match de foot Lille Montpellier : ça peut intéresser à la fois les lecteurs-téléspectateurs du nord de la France et du Sud. Et une même enseigne de grande distribution peut passer des pubs différentes selon le lieu."

Leurs revenus viennent également de la vente de vidéos à des médias nationaux, notamment par un accord avec TF1 et LCI. "On en cède 20 à 30 par mois", assure le président des Médias du Sud.

La plate-forme travaille actuellement avec une quarantaine de titres, qui envoient ou reprennent des vidéos. Ce qui fait qu’une centaine de vidéos sont publiées par jour environ. En janvier, la société a totalisé 200.000 vidéos vues. En juin, ce chiffre passait le million. Désormais, 5 millions de vues sont espérées pour la fin de l’année et 20 millions pour 2019. 

La société, qui emploie actuellement une dizaine de collaborateurs, vise la rentabilité pour 2019. Ainsi My Video Place rentrerait dans le club fermé des premiers sites vidéos.