L’Etat lance l’Agence du Numérique, qui regroupe le Plan Très Haut Débit, la French Tech et la culture numérique

L’Etat lance l’Agence du Numérique, qui regroupe le Plan Très Haut Débit, la French Tech et la culture numérique

 
Ce mardi, Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, et Axelle LEMAIRE, la secrétaire d’Etat chargée du Numérique ont lancé l’Agence du Numérique. Au sein du ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, l’Agence du numérique a pour mission de préparer, avec ses partenaires publics et privés, l’ensemble de la société française à la révolution numérique pour que la France soit prête à en saisir les opportunités, tant en termes de croissance et d’emplois que d’efficacité des services publics, d’aménagement du territoire et de renforcement du lien social.
 
 
Pour atteindre ces objectifs, les actions de l’Agence du numérique sont structurées autour de trois grands axes complémentaires :
 
Le Plan France Très Haut Débit, qui vise à déployer des infrastructures numériques de pointe sur l’ensemble du territoire d’ici 2022, qui a récemment été complété par des programmes de couverture mobile.
 
– Un programme de diffusion de la culture numérique, avec pour objectif que tous les citoyens soient en capacité de se saisir des opportunités offertes par la révolution numérique.
 
L’Initiative French Tech, pour impulser une dynamique collective avec l’objectif de placer la France parmi les grandes startups nations. 
 
L’Agence du numérique, c’est une équipe d’une quarantaine de personnes, "qui a l’ambition d’incarner une administration, agile, créative, proche des acteurs de terrain, avec pour objectifs d’apporter de nouvelles réponses aux défis économiques, techniques et sociétaux liés à la transformation digitale de notre société" 
 
 
Deux moteurs pour couvrir l’intégralité du territoire en très haut débit 
 
Des opérateurs privés qui déploient des réseaux privés de fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH pour « Fiber to the Home ») dans les grandes agglomérations et chefs-lieux de départements. Ces engagements doivent se matérialiser dans le cadre de « conventions de programmation et de suivi des déploiements » signées avec les collectivités territoriales concernées et l’État. Ces zones dites « conventionnées » concernent 3 600 communes et 55 % de la population et représentent un investissement de 6 à 7 milliards d’euros. 
 
Des collectivités territoriales qui déploient des réseaux publics en dehors des grandes agglomérations, en complément des réseaux privés. Ces réseaux d’initiative publique visent principalement à déployer des réseaux de fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH). Dans certains cas, la fibre optique est déployée jusqu’au cœur du village, tout en préservant la partie terminale du réseau en cuivre (modernisation du réseau ADSL). Enfin, pour les locaux les plus isolés, des technologies hertziennes (radio) sont mobilisées : satellite, LTE-4G. 
 
 
L’action des collectivités territoriales concerne 45 % de la population et représente un investissement de 13 à 14 milliards d’euros. Ces réseaux publics sont financés par des subventions publiques et par des acteurs privés, dans le cadre de cofinancement et de recettes d’exploitation liées à leur utilisation par les fournisseurs d’accès à Internet.