La FFTélécoms cherche à faciliter les services de communication pour les personnes handicapées

La FFTélécoms cherche à faciliter les services de communication pour les personnes handicapées

La Fédération française des télécoms (Orange, Numericable-SFR et Bouygues) et ses partenaires ont organisé, hier matin, une rencontre sobrement intitulée « Evènement FFTélécoms en faveur de solutions innovantes dans l’assistance à la communication des personnes sourdes et malentendantes ». La rencontre a eu lieu à la Gaïté Lyrique et était centrée, en particulier, sur « le rôle quotidien des opérateurs dans la lutte contre l’exclusion », comme l’indique le compte rendu de l’événement. Elle a surtout été l’occasion pour la FFT de lancer un concours dont le thème est « les solutions d’accessibilité aux services de communication », auprès des acteurs concernés (chercheurs, entrepreneurs, etc). Les participants ont jusqu’au 13 mai pour faire connaître leurs projets. 40 000 euros seront alloués en prix et récompenses.

Rue 89 indique que cet événement s’explique par le fait que « le projet de loi pour une République numérique » est actuellement en discussion. Ce projet comporte l’article 43, « destiné à permettre un accès des personnes sourdes et malentendantes aux services téléphoniques ».

Or, si elle est votée dans son état actuel, cette loi imposera aux opérateurs de mettre en place un centre relais téléphonique généraliste d’ici cinq ans. Un amendement a été adopté le 21 avril. Il définit le rôle de ce fameux centre : « Permettre l’accès au service téléphonique au public des personnes sourdes, malentendantes, sourdaveugles, aphasiques ou handicapées de la communication sur l’ensemble du territoire métropolitain et des collectivités d’outre-mer ». De plus, il « assure, en mode simultané et à la demande de l’utilisateur, l’interprétariat français – langue des signes française, la transcription écrite, le codage en langage parlé complété, ou la communication multimodale adaptée ».

Univers Freebox a contacté la FFT pour savoir si l’appel d’offre et le centre d’appel étaient liés. La fédération a répondu qu’il n’y avait « aucun lien opérationnel » entre les deux. Le centre sera un « call center » spécialisé comme les autres. L’appel d’offre, quant à à elle, a pour but de « permettre des solutions autres » car il y a des « des besoins différents mais pas une solution unique ». La fédération a expliqué qu’elle a mis en place cette initiative après avoir remarqué, via l’outil d’analyse d’accessibilité Gari, que les possibilités de communication étaient limitées pour les personnes handicapées. Elle a aussi confié que ce projet permet de faire « circuler l’information et de sensibiliser ».