Selon le FAI K-Net, « les grands opérateurs mettent trop de temps à développer le réseau fibre optique dans les zones peu denses »

Selon le FAI K-Net, « les grands opérateurs mettent trop de temps à développer le réseau fibre optique dans les zones peu denses »

Univers Freebox s’est entretenu avec Ségolène Dupuich, chargée de communication chez K-Net, au sujet du Plan France Très Haut Débit mais aussi sur l’avenir des Réseaux d’Initatives Publique et du déploiement de la fibre optique dans l’hexagone. K-Net est un fournisseur d’accès à internet utilisant les réseaux fibre optique déjà existant afin de proposer différents abonnements en très haut débit (100 Mbps minimum). Ce fournisseur d’accès est également un acteur des RIP dans le cadre du Plan France Très Haut Débit.

Univers Freebox : • Pourquoi avez-vous décidé d’étendre votre présence aux réseaux FTTH d’Altitude Infrastructure ?

Ségolène Dupuich : K-Net est Fournisseur d’Accès Internet sur Réseau Fibre Optique depuis 2009, cette démarche s’inscrit dans la volonté d’étendre notre couverture nationale et de proposer nos offres au plus grand nombre. Nous sommes aujourd’hui présents sur 18 départements et 21 RIP dans toute la France. Nous desservons plus de 9 000 abonnés, particuliers ou professionnels et nous comptons bien poursuivre notre développement sur les différents RIP existants ou en création.
 
• Quelles ont été vos motivations à signer un partenariat avec cet acteur des RIP ?
 
Altitude Infrastructure est un opérateur pionnier dans le secteur des infrastructures télécoms, ce partenariat était donc stratégique pour K-Net afin de s’installer durablement sur l’ensemble des RIP opérées par Altitude Infrastructure à l’heure actuelle. Il est difficile de se passer d’un tel partenaire si nous souhaitons étendre notre présence et notre couverture nationale.
 
• Comptez-vous travailler en collaboration avec d’autres acteurs des RIP dans le cadre du Plan France Très Haut Débit ?
 
Nous travaillons déjà depuis plusieurs années sur d’autres RIP avec d’autres acteurs tels que Covage, Tutor et le SIEA.
 
• Pensez-vous que l’objectif du gouvernement de couvrir l’entièreté du territoire français, d’ici 2022, en très haut débit est réalisable ? Pensez-vous que l’objectif du gouvernement de couvrir environ 80 % des logements en fibre optique est réalisable ?
 
C’est un objectif que nous souhaiterions voir atteint, mais qui semble difficilement réalisable pour 2022. Le déploiement de la fibre nécessite de forts investissements, surtout pour les zones les plus reculées qu’il reste à couvrir. Par ailleurs, pour que ces actions soient mises en place cela nécessite une réelle volonté politique pour développer le Très Haut Débit sur le territoire français. C’est pourquoi cela fait six ans que nous travaillons avec les collectivités et que nous sommes là pour les accompagner afin que le déploiement se déroule le mieux possible et dans les meilleurs délais.
 
• Dans des récents articles de presse, on a pu constater la frustration de certains acteurs de la fibre, qui critiquaient notamment, dans le cadre du Plan France Très Haut Débit, la lenteur du déploiement et de la commercialisation de la fibre optique dans les zones peu denses de l’hexagone par les grands opérateurs. En tant qu’acteur dans les RIP, comprenez-vous cette frustration ?
 
Oui tout à fait, nous constatons que les grands opérateurs mettent trop de temps à développer le réseau fibre optique dans les zones peu denses. Leurs plans d’intervention ne sont pas clairement établis et se limitent à de simples intentions de déploiement. C’est une situation que nous regrettons, mais heureusement, nous constatons aujourd’hui que les collectivités s’organisent pour reprendre les choses en main et permettre à ces zones de bénéficier de la fibre optique en créant des RIP. Ces politiques locales permettent donc aux usagers d’accéder au Très Haut Débit sans avoir à attendre que les grands opérateurs se décident enfin à investir dans les zones peu denses.
 
• Free, Orange, SFR et Bouygues Télécom arriveront tôt ou tard sur les RIP. Craignez-vous cette future concurrence, ou au contraire, la trouvez-vous stimulante ? Est-ce que l’arrivée des grands opérateurs pourra accélérer le développement des RIP selon vous ?
 
L’arrivée des grands opérateurs dynamise la concurrence sur les RIP et prouve l’intérêt du développement de ces zones. Ainsi, l’arrivée il y a plus d’un an de Numéricable sur un RIP n’a pas eu d’impact notable sur notre activité ou nos parts de marché.
 
• Quel est le débit maximal atteignable par un abonné sur votre réseau ?
 
Chez K-Net, le Très Haut Débit est une priorité, c’est pourquoi nous proposons des offres qui permettent d’atteindre un débit allant jusqu’à 1Gigabit/s symétrique en fonction de la zone éligible où se situe l’abonné. Nous venons en effet de sortir une nouvelle box fibre plus performante, la KBox v2 qui atteint jusqu’à 1Gb/s symétrique. L’ancienne version de KBox permet quant à elle d’accéder à un débit de 100Mb/s symétrique.