Mariage Bouygues/Orange : l’État se méfie de Martin Bouygues et ne veut pas perdre ses sièges au conseil d’administration

Mariage Bouygues/Orange : l’État se méfie de Martin Bouygues et ne veut pas perdre ses sièges au conseil d’administration
 
Le rachat potentiel de Bouygues Télécom par Orange suscite beaucoup de réactions, et pas seulement dans le monde des télécoms. Car l’état reste aussi actionnaire d’Orange et ne souhaite apparemment pas abandonner sa participation au sein de l’opérateur historique. Selon des informations du journal Le Monde, l’État français se méfie de l’arrivée potentielle de Martin Bouygues au capital d’Orange. En conséquence, BPI France (qui possède 9,6 % d’Orange) et l’agence des participations de l’état (actionnaire à 13,45 % de l’opérateur) qui possèdent 23 % du capital ne souhaitent pas descendre en dessous des 21 % de participation afin de conserver trois sièges au conseil d’administration.
 
Les deux administrations souhaitent également que Martin Bouygues signe, pour une durée de trois ans, une clause de standstill, afin de l’empêcher de monter au capital du groupe. Elles envisagent de sécuriser cette clause grâce à un pacte d’actionnaires qui empêcherait le patron de Bouygues de posséder plus de 9 % du capital d’Orange dans la mesure où, à partir de 30 %, les deux actionnaires de références seraient obligés de lancer une OPA sur l’ensemble des titres de Bouygues Télécom.