L’Autorité de régulation britannique refuse le passage de 4 à 3 opérateurs

L’Autorité de régulation britannique refuse le passage de 4 à 3 opérateurs
 
 
Sharon White, directrice générale de l’OFCOM (équivalent de l’ARCEP en Grande-Bretagne), s’est exprimée dans un article du Financial Times, repris sur le site de l’ARCEP, en évoquant les raisons du refus du rachat des opérateurs Telefonica-O2 par Hutchison, refusant de facto le passage de quatre à trois opérateurs télécoms au Royaume-Uni.
 
Selon elle, le refus permettra de protéger la concurrence dans le secteur, mais aussi la stabilité des prix pour les consommateurs : « La compétition n’est pas seulement la base de la protection des consommateurs, mais c’est aussi un facteur déterminant de progrès ». Elle affirme également que, depuis 2003 et l’instauration d’un quatrième opérateur, cela s’est fait au profit du consommateur qui a pu bénéficier de nombreux services et d’une baisse de prix sur certains forfaits grâce à la concurrence. Une question dont Stéphane Richard et Martin Bouygues devront se méfier s’ils souhaitent que le mariage entre Bouygues Télécom et Orange aboutisse.
 
Sharon White affirme que c’est la concurrence, et non la consolidation, qui génère de l’investissement dans le secteur des télécoms : " Ils ont investi des milliards pour déployer la 4G en maintenant des marges d’autofinancement de l’ordre de 12 %. C’est la concurrence, et non la consolidation, qui a conduit à ces investissements ".
 
La directrice générale de l’OFCOM affirme également qu’en analysant l’évolution des dernières années des prix dans 25 pays différents, le constat est évident : les pays avec quatre opérateurs ont des prix de 10 à 15 % inférieurs en moyenne avec ceux en possédant seulement trois.