Free a déployé son réseau mobile au même rythme que ses concurrents à leurs débuts

Free a déployé son réseau mobile au même rythme que ses concurrents à leurs débuts
 
Au lancement de Free Mobile, ses concurrents n’ont eu de cesse de l’accuser de ne pas déployer de réseau et de s’appuyer trop sur l’itinérance Orange. Afin de déterminer si Free a déployé plus ou moins rapidement son réseau mobile que ne l’on fait Orange, Bouygues Télécom et SFR en leur temps, l’ARCEP a publié un graphe montrant l’évolution du nombre de sites mobile déployés les années suivant l’obtention de leurs licences.
 
Concernant Free Mobile, celui-ci déploie son réseau mobile depuis 2010. Il est cependant à noter que les conditions de déploiement dans les années 2010 sont différentes de celles des années 1990, pendant lesquelles les trois autres opérateurs ont déployé leur premier réseau. D’une part, les procédures administratives se sont allongées, ce qui peut avoir tendance à complexifier le déploiement de Free Mobile, et d’autre part les besoins en matière de couverture sont devenus plus importants, ce qui peut avoir tendance à inciter Free Mobile à déployer plus rapidement. En tout état de cause, on peut constater que Free Mobile déploie à un rythme assez proche de ce que les autres opérateurs ont fait dans les années 1990.
 
 
Ce déploiement a permis à Free Mobile de respecter ses obligations réglementaires : il a d’ores et déjà atteint le deuxième jalon, qui lui imposait de couvrir 75% de la population en janvier 2015. Rien n’indique que Free Mobile, qui doit désormais atteindre un taux de couverture de 90% de la population d’ici janvier 2018, ce que l’ARCEP contrôlera avec attention, n’est pas en mesure d’au moins maintenir son rythme de déploiement passé. 
 
Il faut souligner que ces obligations s’entendent à l’extérieur des bâtiments. Si Free Mobile couvre plus de 75% de la population au sens de son obligation réglementaire, celui-ci ne couvre pas encore les zones concernées aussi bien que ses concurrents, et notamment à l’intérieur des bâtiments. Free Mobile n’a en effet pas encore autant de sites que ses concurrents dans ces zones. L’itinérance est donc encore utilisée aujourd’hui en supplément du réseau propre de Free Mobile, y compris dans les zones couvertes