Stéphane Richard : Les négociations Orange-Bouygues Télécom sont entrées dans la phase où sont associés Free et SFR

Stéphane Richard : Les  négociations Orange-Bouygues Télécom sont entrées dans la phase où sont associés Free et SFR

 
Les choses avancent rapidement en ce qui concerne le rachat de Bouygues Télécom par Orange. A l’occasion de ses vœux, ce mardi matin, Stéphane Richard a indiqué que la durée des négociations restantes "se compte en semaines. Et de préciser que les négociations sont entrées "dans la phase" où sont associés Free et SFR, rapporte BFM Business. Il n’est pas précisé pour le moment quels sont les points de négociations, mais plusieurs analystes ont déjà évoqué ce que Free pourrait en retirer.
 
Le PDG d’Orange a également apporté des précisions quant à la genèse de ces négociations, en indiquant que c’est "Martin Bouygues lui-même qui a[vait] pris l’initiative de rouvrir ces discussions". Selon Stéphane Richard, il n’y a de toute façon plus d’avenir pour Bouygues Télécom s’il reste seul : "Plus personne ne pense qu’il y a de la place pour un opérateur non convergent. Être un opérateur de niche avec des accords pour accéder à un réseau fixe est différent de posséder un vrai réseau fixe". 

C’est promis, les tarifs ne vont pas augmenter, mais ils ne vont plus baisser
 
Stéphane Richard a assuré une nouvelle fois qu’il n’y aurait pas d’augmentation de tarif si le rachat de Bouygues Telecom se faisait. "En aucune manière, le consommateur pourrait subir une hausse des prix. Penser que c’est une stratégie ourdie pour préparer une hausse de prix massive est ridicule. Personne ne reviendra sur cet acquis. La baisse des prix intervenue après l’arrivée de Free est un acquis intangible. On ne reviendra pas dessus". Et de rappeler que la stratégie de Free est basée sur des prix bas. "Pourquoi voulez-vous que Free change de stratégie ?" a-t-il déclaré malicieusement.
 
Si Stéphane Richard promet qu’il n’y aura pas d’augmentation de tarif, il ne devrait pas y avoir de baisse non plus. "Il ne serait pas raisonnable de penser repartir dans un nouveau cycle de baisse des prix. Les prix ont déjà baissé de 50% depuis trois ans. Que voulez-vous ? Une nouvelle baisse de 50% ? C’est ridicule ! Les opérateurs ne me paraissent pas avoir les marges de manoeuvre pour alimenter une nouvelle baisse des prix. On est arrivé à un niveau limite par rapport à la pérennité du secteur, et ses capacités d’investissement. " a-il-indiqué