L’investissement des opérateurs dans les boucles locales 3G/4G en hausse de 2,6%

L’investissement des opérateurs dans les boucles locales 3G/4G en hausse de 2,6%

Le montant des investissements réalisés par les opérateurs au cours de l’année 2014 s’élève à 7,0 milliards d’euros, en baisse de 2,9% par rapport à 2013. Hors achats de licences, le niveau des investissements des opérateurs diminue également de 3,5%, mais se maintient depuis quatre ans sur un niveau d’environ 7 milliards d’euros (6,9 milliards d’euros en 2014).

Depuis 2010, les investissements corporels représentent environ les trois quart du total des investissements hors licences réalisés chaque année par les opérateurs de communications électroniques. En 2014, les opérateurs ont dépensé 5,2 milliards d’euros pour leurs investissements corporels, soit un montant comparable à celui de 2013 (en baisse de 1% en un an).

Le montant des investissements liés à l’activité mobile diminue également d’environ 10% en 2014, passant de 2,5 à 2,2 milliards d’euros alors que celui lié à l’activité fixe est stable à 4,7 milliards d’euros. L’investissement des opérateurs mobiles représente, chaque année depuis trois ans, environ un tiers du montant total des investissements hors licences précise l’observatoire des marchés des communications électroniques en France publié par l’ARCEP.

L’ensemble des investissements dans les réseaux très haut débit, fixes ou mobiles, atteint près de 2,6 milliards d’euros en 2014, en croissance de 4% en un an. Cette augmentation est totalement imputable à celle des investissements dans les réseaux très haut débit fixes, qui ont progressé de plus de 18% en un an pour atteindre 944 millions d’euros.

Dans les réseaux mobiles 3G et 4G, les dépenses en investissements ont diminué (-2,8% en un an) et s’élèvent à 1,6 milliard d’euros. Néanmoins, l’investissement dans les boucles locales 3G et 4G des opérateurs métropolitains a progressé entre 2013 et 2014 (en hausse de 2,6%) et est supérieur à un milliard d’euros depuis 2013.

L’Autorité note que la répartition entre investissements fixes et mobiles est de plus en plus difficile à réaliser car les principaux opérateurs n’exercent plus leur activité sur un seul réseau comme cela pouvait être le cas auparavant, ce qui accroît la mutualisation d’une partie des investissements (investissements commerciaux par exemple). Ces données sont donc à interpréter avec précaution.

Les investissements fixes incluent les investissements liés aux terminaux clients (tels que les box) lorsque ceux-ci sont immobilisés, ainsi que les frais d’activation au service.