Free Mobile, bon élève. SFR, bonnet d’âne pour les investissements dans son réseau mobile 4G.

Free Mobile, bon élève. SFR, bonnet d’âne pour les investissements dans son réseau mobile 4G.

Cette semaine, l’ARCEP doit publier un rapport sur les investissements dans les réseaux mobiles. Etant le dernier arrivant, Free était sur le devant de la scène durant ces trois derniers années. Observé de toute part par ses concurrents, l’Etat, l’ARCEP… Néanmoins, selon le JDD, le vent tourne, comme les yeux de l’Autorité qui devraient désormais fixer… SFR.

Racheté par Patrick Drahi il y a un an, l’opérateur a pris énormément de retard dans le déploiement de son réseau mobile de quatrième génération, si bien que Free possède plus de 5 164 sites 4G, alors que SFR en possède seulement 3 697. L’écart est encore plus frappant en comparant les sites 4G de SFR à ceux d’Orange et Bouygues Telecom (8082 sites pour le premier et 6 789 sites pour le second).

Fort heureusement, SFR bénéficie de l’itinérance sur le réseau de Bouygues Télécom, mais le régulateur ne le voit pas d’un bon oeil et « continue de penser qu’il ne faut pas de "passager clandestin" sur le réseau des autres et que tout le monde doit avoir le sien », confie une source au JDD.

Les investissements de SFR dans la 4G et l’itinérance SFR/Bouygues sous surveillance

Si Patrick Drahi « joue la montre », le régulateur des télécoms n’est pas sur la même longueur d’ondes et pointe du doigt le manque d’investissements de SFR dans son réseau 4G. L’Autorité « entend lui imposer des contraintes pour l’obliger à investir et à déployer des antennes 4G, seul. Des critères de couverture de population et de zones pour l’itinérance devraient être fixés chaque année. Comme c’était le cas pour Free ».

Chez SFR, on explique simplement que la fin sera organisée, « au fur et à mesure que notre réseau commun avec Bouygues sera installé. Les travaux ont commencé il y a un an pour quatre ans ».

Bande 700 MHz : « Free a envoyé un bon signal »

Après avoir dépensé près d’un milliard d’euros pour la bande 700MHz, cette nouvelle attribution confirme « la présence et l’engagement de 4 opérateurs sur le marché français » et permet à « Free de rattraper une partie de son retard (…) et donc de s’engager pleinement comme un opérateur de réseau sur ce marché (…) Une leçon » à retenir expliquait Sébastien Soriano, le président de l’ARCEP, le 18 novembre dernier, aux députés de la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale.

« La volonté de Free de construire son propre réseau ne fait plus guère de doute pour les pouvoirs publics », précise le JDD. Selon un proche de Bercy, « son déploiement nécessitera encore l’attention de l’État (…) Mais Free a envoyé un bon signal ».

Pour rappel, Free Mobile a obtenu 10 MHz duplex, pour un montant de 932 734 001 euros, dans la bande 700 MHz. Avec cette nouvelle attribution, l’opérateur détient un total de 55 MHz de fréquences 3G/4G. A cette occasion, Free avait rappelé qu’il continuera d’animer le marché au bénéfice des consommateurs.