Loi renseignement : Orange apportera sa « pleine contribution » aux dispositifs

Loi renseignement : Orange apportera sa « pleine contribution » aux dispositifs

Diffusée sur France Inter le dernier samedi de chaque mois, « On n’arrête pas l’éco », propose un entretien de vingt minutes mené par Marion L’Hour, Dominique Seux et Jérôme Libeskind avec une grande personnalité du monde de l’économie. Hier, l’émission a reçu Stéphane Richard, le Président-directeur général d’Orange.

Loi sur le renseignement : le patron d’Orange accorde sa confiance

Alors que de nombreuses organisations, associations, personnalités et internautes se sont opposés aux dispositifs et aux finalités de ce texte, Stéphane Richard soutient le projet de loi sur le renseignement, dont le texte doit encore être voté définitivement à l’Assemblée le 5 mai 2015 (puis au sénat).

Le numéro 1 du groupe Orange soutient les objectifs du gouvernement, « en tant que citoyen et en tant que patron d’Orange. […] On ne peut que souscrire à cet objectif du gouvernement […] Je ne peux que voir dans quelles mesures nous pouvons apporter notre pleine contribution à ces dispositifs ». Concernant les boîtes noires, le patron d’Orange explique que les opérateurs souhaitent absolument garder « la maîtrise technique » des réseaux. « Ils doivent rester uniquement sous le contrôle des opérateurs ». Pour le moment, le texte de loi ne le prévoit pas.

La guerre des prix : « on a rendu 10 milliards d’euros aux Français ». Merci qui ?

Questionné à ce sujet, le patron du groupe Orange explique que la guerre des prix a permis de rendre plus de 10 milliards d’euros aux français. Bien évidemment, Stéphane Richard oublie de préciser aux auditeurs pourquoi le trio historique (Orange, SFR et Bouygues Télécom) a été contraint de changer sa vieille stratégie dans le mobile (création d’opérateurs low-cost, prix en baisse pour certains forfaits, ajout d’options et services, etc).

Les zones blanches intégralement couvertes avant fin 2018 

Stéphane Richard indique que les opérateurs n’ont pas encore scellé un accord mais qu’ils y arriveront très vite. « Tout est réuni entre nous, les quatre opérateurs », pour résoudre ce problème. « Les zones blanches seront intégralement couvertes avant fin 2018 », malgré les contraintes techniques et sociétales. Selon Stéphane Richard, en France, il faut 2 ans pour installer un pylône, alors qu’il faut 3 mois en Allemagne.