Rachat de Base : première offensive de Télénet et Nethys, la contre-attaque de Free ou Altice n’est pas à exclure

Rachat de Base : première offensive de Télénet et Nethys, la contre-attaque de Free ou Altice n’est pas à exclure

Les hostilités sont désormais lancées. Le processus de vente est toujours officieux, mais depuis un mois, la rumeur de vente de l’opérateur Base par KPN est au coeur du marché belge des télécoms.

Trois opérateurs français pourraient néanmoins avoir des billes à placer ou à préserver : 
 
  • Altice pour marier l’opérateur Base au câblo-opérateur Numéricable déjà présent sur le marché belge.
  • Iliad-Free qui s’était déjà penché sur le dossier, il y a quelques années mais les négociations sur le prix de vente avaient échoué.
  • Orange, propriétaire de Mobistar, trop gros pour faire une proposition de rachat, mais qui pourrait perdre quelques contrats d’itinérance si le câblo-opérateur et MVNO Telenet venait à se positionner sur le sujet.
Le premier à se manifester sur le sujet est Telenet qui vient de s’associer avec Nethys. Selon le quotidien belge l’Echo, les deux groupes auraient déposé ensemble une offre de rachat de l’opérateur belge. Les négociations seraient même à un stade avancé, ces derniers ayant déjà accès à la "data room".
 
Pour Daniel Weekers, directeur stratégique de Nethys, ce projet commun "aurait du sens et le duo avec Telenet est envisageable, envisagé mais pas concrétisé." Mais l’épine dans le pied de Telenet est le renouvellement de son contrat d’exploitation du réseau mobile de Mobistar. En cas de rupture de contrat, la filiale d’Orange pourrait prétendre à des indemnités. Orange souhaite bien sûr conserver cette rente. Telenet, de son côté, pourrait n’utiliser le dossier du rachat de l’opérateur Base que pour modifier son contrat et revoir à la baisse la somme allouée à Orange pour la location de son réseau mobile.
 
Du côté de KPN, la seule information qui a filtré est que le groupe néerlandais, pour le moment propriétaire de Base, chercherait à limiter au maximum le nombre de candidat à l’acquisition. Réalité pour vendre rapidement sa filiale belge ou coup de pression pour faire sortir certains loups du bois, pour Daniel Weekers, "on est en route pour une jolie partie de poker".
 
Reste à savoir si Free et Altice ont une main pleine, s’ils s’apprêtent à bluffer ou tout simplement se coucher…