SFR-Numericable reçu par la Médiation Inter-entreprises suite aux plaintes des prestataires

SFR-Numericable reçu par la Médiation Inter-entreprises suite aux plaintes des prestataires


Le management façon Numericable n’en finit plus de faire couler de l’encre. Depuis le rachat de SFR, les fournisseurs s’inquiètent. Et en effet dans les quelques mois précédents, il fut mention de « méthode rugueuses, à mille lieues des habitudes de la précédente direction » ; mais aussi de ruptures abusives de contrats, de renégociations en cours, et autres joyeusetés financières. Par exemple, certains contrats étaient revus à la baisse de 20 à 40 %, « pour eux tout est négociable » confiait un prestataire.

Depuis, il semblerait qu’un véritable climat de peur se soit installé. « Si on me reconnaît, je saute… », dixit un patron de PME en cheville avec Numericable au journal Le Monde, preuve de l’effrayante ambiance des relations entre ce dernier et ses fournisseurs. Pourtant lors des réunions entre Patrick Drahi et Bercy, tout semble aller pour le mieux. Confiant, le ministre de l’économie M. Macron indique que « tous les sujets d’actualité de l’entreprise ont été évoqués », et du coté de l’opérateur on raconte que « ça s’est très bien passé ».

Pourtant d’après les informations du Monde, des représentants de SFR-Numericable ont été reçus jeudi dernier par la Médiation inter-entreprises, suite à une plainte du Syntec Numerique… concernant des retards et des impayés. Ce dernier concède d’ailleurs que moult mauvaises pratiques rencontrées chez d’autres, sont ici cumulés par SFR-Numericable. Le président de Syntec Numerique, Guy Mamou-Mani est interloqué : « C’est depuis le rachat que nous avons des problèmes. Je n’ai même jamais vu ça à ce niveau-là. »

Endetté de près de 11,2 milliards d’euros suite au rachat, le nouvel-ensemble rembourse ses intérêts par tranche de 50 millions mensuels. Les économies se font donc à tous les niveaux, et sont parfaitement assumées par la direction : « Altice a une gestion rigoureuse des coûts avec l’objectif de faire des économies et les investir dans les infrastructures ».

 

Source : Le Monde