Comment l’Etat prévoit d’en finir avec les “zones blanches” de téléphonie mobile d’ici la fin 2016 ?

Comment l’Etat prévoit d’en finir avec les “zones blanches” de téléphonie mobile d’ici la fin 2016 ?
 
C’est à l’occasion du dernier Comité Interministériel du 13 mars à Laon sur le volet de la ruralité que Manuel Valls, premier ministre, avait annoncé la fin des zones blanches (zones dépourvues de couverture mobile) sous 18 mois.
 
L’AVICCA, Association des Villes et Collectivités pour les Communications Electroniques et l’Audiovisuel vient d’en publier le détail du plan d’action.
 
Ainsi il est prévu : 
  • "Le bouclage du programme de résorption des zones blanches entamé en 2003 et complété en 2008, pour lequel 2% des 3 310 communes initialement concernées restaient sans solution pour accéder à la 2G. La liste des communes concernées doit faire prochainement l’objet d’une actualisation conjointe entre l’ARCEP, le Commissariat Général à l’Egalité des Territoires (CGET), les associations de collectivités et les opérateurs.
  • La reprise du "RAN sharing" pour assurer la couverture 3G, censée être achevée depuis fin 2013, alors que l’ARCEP estime que les 3/4 du programme n’ont pas été réalisés. L’extension à la 3G du programme de résorption initial se fera grâce aux dispositions des lois sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République, et sur l’activité économique (loi "Macron") afin de contraindre les opérateurs à mettre en œuvre les dispositions de l’accord qu’ils avaient passé sous l’égide du Régulateur."
  • Un guichet unique créé au sein de la Direction Générale des Entreprises sera également chargé de traiter les demandes des collectivités en matière de téléphonie mobile. Ce dernier, piloté par l’Agence du Numérique, permettra à l’Etat "d’accompagner financièrement les collectivités qui souhaitent compléter leur couverture mobile, avec obligation faite aux opérateurs d’utiliser les infrastructures cofinancées."
  • Enfin il est également prévu un accord avec les opérateurs concernant l’accès aux réseaux mobiles à l’intérieur des locaux afin de "mettre à disposition des utilisateurs des solutions techniques interopérables à moindre coût (répéteurs, Femtocell,…)."