Nintendo fait le buzz en annonçant se lancer dans les jeux pour smartphones

Nintendo fait le buzz en annonçant se lancer dans les jeux pour smartphones


Le géant japonais Nintendo a créé la surprise hier, en annonçant un partenariat avec DeNa, une entreprise japonaise spécialisée dans le social gaming (jeux communautaires sur smartphones, type FarmVille).

Peu connu en France, la société DeNa est un géant du jeu pour smartphones, fort d’une trentaine de millions de joueurs au Japon. Que viennent faire les développeurs de Zelda, Mario et Metroïd chez un baron du jeu sur smartphones ? Vous avez sans doute déjà deviné.
 

<>
 

Attention, il ne s’agirait pas de portage de jeux ayant déjà fait leur part du lion sur consoles Wii-U ou Nintendo 3DS, mais bien des créations originales pensées et conçues pour smartphones. On s’imagine déjà tracer les circuits de Mario Kart en se dirigeant avec le gyroscope du mobile, et lancer carapaces et autres peaux de bananes à grands coups d’écran tactile.

Afin de sceller leur alliance, les deux entreprises investissent mutuellement l’une dans l’autre « dans le but de développer et gérer ensemble des applications et jeux pour terminaux intelligents », pour un montant de 22 milliards de yen chacun, soit 10 % de DeNa acquis par Nintendo ; et 1,24 % de Nintendo acquis par DeNa.

Cette annonce a créé immédiatement un buzz sur le net, Nintendo ayant jusqu’à maintenant rejeté les demandes des investisseurs pour des jeux sur mobiles. JeuxVideo.com nous rappelle toutefois que Big N avait déposé l’an dernier, un brevet pour un émulateur GameBoy, Color et Advance.

En tout cas, l’annonce a eu des effets plus que positifs, puisque les actions respectives de Nintendo et DeNa ont toutes deux bondi de 21 % à la bourse de Tokyo, soit le maximum autorisé nous informe Le Parisien. Si la bourse se montre enthousiaste à ce partenariat, les fans le sont beaucoup moins. On se rappelle sans mal des catastrophes nées les dernières fois que Nintendo a prêté ses licences, lors du partenariat avec Philips début 90. La console de ce dernier, la CD-i avait accueilli 3 jeux Zelda d’une qualité si mauvaise que Nintendo ne les a jamais reconnus comme faisant partie de la série.

 

Link : The Faces of Evil sur Philips CD-i