Stephane Richard se définit comme un ane : “un animal doux , mais difficile à décrypter, à commander”

 
Alors que Stéphane Richard fête ses 5 ans à la tête d’Orange, le PDG du 1er opérateur ne fait pas toujours l’unanimité. Pourtant ils sont nombreux à lui reconnaître une stabilité retrouvée au sein de l’opérateur historique. Pour Sébastien Crozier, président du CFE-CGC Orange, "les salariés lui-savent-gré d’avoir stoppé les violences sociales de l’époque Lombard." Pour Delphine Ernotte Cunci, directrice d’Orange France, Stéphane Richard est "toujours très calme, même dans les pires tempêtes. Il gère très bien le stress et ne perd jamais les pédales."
 
Néanmoins, pour le syndicaliste de la CFE-CGC, Stéphane Richard "n’a d’autre stratégie que celle de la marge et du cours de bourse." Il reproche également au PDG de l’opérateur et ancien directeur de cabinet du ministère de l’économie, d’être devenu "une annexe de Bercy sous l’emprise du politique."
 
D’autres lui-reproche son manque de connaissance dans les télécoms et d’avoir été un peu parachuté à la tête d’Orange comme on aurait pu le parachuter à la tête de la SNCF. Mais, pour Stéphane Richard, ses critiques n’ont plus lieu d’être : "ça fait 5 ans que je suis à ce poste, le procès en légitimité est un peu dépassé." Il rappelle par ailleurs qu’Orange est "aujourd’hui plus solide qu’à son arrivée à sa tête."
 
Pour Vivek Badrinath, ancien directeur exécutif chargé d’Orange Business Services, " Stéphane Richard est plus geek qu’il n’en a l’air." Phillipe Villin, banquier d’affaires proche du PDG d’Orange, affirme que "malgré son caractère agréable", Stéphane Richard "décide de tout , tout en sachant s’entourer et sans faire de micro-management."
 
Stéphane Richard se décrit lui même comme un âne en référence à l’ouvrage Voyage avec un ane dans les Cévennes de R.L. Stevenson : "c’est un animal doux, mais il est aussi difficile à décrypter, à commander. On ne le fait pas aller où il ne veut pas aller."