Le patron de Vodafone refuse une “remonopolisation de l’Europe” par les opérateurs historiques

Le patron de Vodafone refuse une “remonopolisation de l’Europe” par les opérateurs historiques

 

Après cinq années de disette et de baisse du chiffre d’affaires, les opérateurs télécoms européens reprennent du poil de la bête. Les opérateurs historiques des différents pays relèvent également la tête. C’est également la 1ère fois en 8 ans que les "historiques" gagnent des parts de marché sur le haut débit. C’est le cas notamment d’Orange qui a repris des couleurs a l’occasion de la présentation de ses résultats annuels. Il envisage désormais un rapprochement avec Télécom Italia.
 
Du côté de Deutsche Télécom, le retour en force s’explique par "la convergence" qui "porte les historiques". Posséder un réseau fixe et un réseau mobile changerait ainsi la donne.
 
A l’heure où le paquet télécom toujours en discussion en Europe veut faire tomber les frontières entre les opérateurs, Vittorio Colao patron de Vodafone ne cache pas ses craintes. Pour lui, "certains opérateurs vont utiliser leur réseau comme d’une forteresse." Il craint notamment une "remonopolisation de l’Europe."
 
La consolidation est néanmoins en route : retour à trois opérateurs, rumeurs, contre-rumeurs, OPA amicale, proposition de rachat, annonce de désengagement et appels à repreneurs. La liste est longue et le marché des transferts d’opérateurs est en plein boom.
 
Selon un banquier, certains pourraient tirer leur épingle du jeu : "certains tel Deutsche Télékom, Telenot, Teliasonera en viendront à consolider le marché en dehors de leur territoire national." Pour lui, Altice ou Xavier Niel individuellement, respectivement propriétaire de Free et fondateur, et Hutchinson seraient les mieux placés pour faire leur course à "operateurland".
 
Source : Reuters